Vendée Globe : Clarisse Crémer, la nouvelle vague

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Six femmes : elles n'auront jamais été aussi nombreuses à s'élancer. "Sept ont fait le Vendée Globe depuis sa création en 1989, constate Clarisse Crémer, qui fera ses débuts dans l'illustre épreuve. Qu'on soit presque autant cette année est un beau message. La mixité ajoute à la richesse de la course au large, même si on représente moins de 20 % des skippeurs. On n'a pas la force physique d'un homme de 1,90 mètre, mais en mer on est toutes des marins avant d'être des femmes : on a un bateau à gérer et on veut aller plus vite que celui d'à côté."

Avec ses 30 ans, elle s'avance comme la plus jeune des concurrentes. Élevée à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), mère au foyer et père entrepreneur, elle n'était en rien prédestinée à devenir l'une des navigatrices les plus douées de sa génération. À 7 ans, elle est inscrite en stage de voile l'été en Bretagne. À 12, elle participe aux 4 Heures de Carnac sur un petit catamaran avec des cousins. Ils démâtent, mais cette première régate a le goût de l'aventure. La voile devient une passion sur les bancs de HEC : présidente du club de voile, elle emmène des jeunes en rémission de cancer en croisière en Corse, avec l'association Rêve d'enfance. C'est comme ça qu'elle rencontre, en 2011, Tanguy Le Turquais, un jeune skippeur. Coup de foudre.

Le bonheur d'être seule en mer

Diplôme en poche, elle crée Kazaden, qui propose des séjours touristiques outdoor, avec un de ses frères. La semaine à Paris pour développer la start-up, le week-end en Bretag...


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