Vendée Globe : Le Cam après la tempête

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Classé quatrième, le vétéran du Vendée Globe, devenu un héros, s’est réfugié auprès de son clan familial qui l’a porté pendant la course.

Démarche chaloupée, rictus canaille et tignasse à la Richard Cocciante. Jean Le Cam est de ceux dont la vie est gravée sur le visage. Peau tannée par le soleil, rides creusées au burin et regard qui jauge. Ses yeux bruns sont cerclés de bleu, comme si la mer avait déteint sur eux. Un côté coco-bel-œil qui ne déplaît pas à Anne, sa femme. A leurs côtés, Morgane et Thaïs, les filles de Jean. Sans oublier Hyell et Olaf, les deux labradors qui tournicotent pour lui quémander une caresse.

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Au terme du Vendée Globe, une course aussi légendaire que dangereuse, cet Everest des mers qui joue aux montagnes russes avec le moral des skippeurs, tous sont venus l’accueillir aux Sables-d’Olonne. Entre eux, un amour indicible qui donne l’envie de retrouver son port d’attache même quand on a de l’eau de mer dans les veines. « Viens, chouchou », lui glisse Anne pour lui rappeler qu’il a une interview à donner. A terre, c’est elle qui le drive, car l’animal peut être un cheval fougueux et rebelle, prêt à fuir au galop quand il doit parler de lui. « Anne, confie-t-il, est la seule à savoir poser les mots justes avec analyse et sans dramaturgie. » Ensemble, ils acceptent de se livrer sur une aventure qui relève du miracle. « J’ai eu peur, avoue-t-il, et la peur n’est pas un mot que je galvaude. C’est grâce à ma femme si j’ai pu revenir. »

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Son calvaire a commencé après le sauvetage et le départ de Kevin Escoffier. « Bisou, ma caille ! » lui lâche Kevin avant de sauter à l’eau. Une pirouette en guise d’adieu. L’équipage du « Nivôse », la frégate de la marine française, récupère le naufragé pour le déposer(...)


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