Vendée Globe : avec les bateaux nouvelle génération, une autre façon de naviguer

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Le tour du monde en moins de 70 jours, c'est possible. C'est en tout cas l'objectif de certains skippeurs au départ du Vendée Globe, dimanche aux Sables-d'Olonne, sur des bateaux qui ­méritent chaque jour un peu plus leur ­qualification de Formule 1 de la mer. Depuis 2016, ces monocoques de 60 pieds (18,28 mètres) se sont dotés de foils. Ces appendices ­placés de chaque côté de la coque afin de réduire la traînée dans l'eau ont doublé en taille (plus de 5 mètres pour certains) et en poids (près de 300 kilos) depuis la dernière édition remportée par Armel Le Cléac'h en 74 jours, quatre de moins que le record précédent. Ces moustaches permettent désormais à ces prototypes de voler, jusqu'à atteindre plus de 30 nœuds (65 km/h). Une vitesse qui rend les chocs bien plus brutaux, la vie à bord insoutenable et met surtout le marin en danger.

La façon de naviguer change. À cette allure, on ne sort plus sur le pont, on reste calé à l'intérieur en se protégeant au mieux face à l'inconfort de ces engins. Invité par Samantha Davies (Initiatives- Cœur) à faire le retour du Brésil l'an dernier, Thomas Pesquet avait trouvé qu'un atterrissage avec Soyouz était "plus confortable" qu'une transat sur son bateau : "Il faut faire une IRM après chaque navigation pour voir si tous les organes sont bien à leur place", avait plaisanté le spationaute. "Il y a des moments où je ne peux pas bouger", admet la Britannique, qui a un cockpit fermé avec un poste de veille au plus près de la porte pour se d...


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