"Je venais d'être fouillé, c'est là qu'ils m'ont frappé" : pourquoi ils ont manifesté contre les violences policières

Violaine Jaussent
"Je venais d'être fouillé, c'est là qu'ils m'ont frappé" : pourquoi ils ont manifesté contre les violences policières

"Justice et dignité, stop à l'impunité policière" : derrière cette banderole, environ 7 500 personnes, selon la préfecture de police (15 000 selon les organisateurs), ont manifesté, dimanche 19 mars, à Paris. Quelques semaines après l'affaire Théo, elles ont défilé "pour la justice et la dignité" et notamment contre les violences policières, à l'appel de multiples organisations.

En tête de cortège, des familles qui affirment qu'un de leurs a été victime de violences policières, suivies de militants aux horizons hétéroclites, principalement d'extrême gauche, de la Ligue des droits de l'homme aux Indigènes de la République, en passant par le NPA et LO ou les syndicats CGT et Solidaires. Les personnes qui assurent avoir été directement visées par les violences policières n'étaient donc pas forcément les plus nombreuses, et disséminées dans la manifestation. Franceinfo a réussi à en rencontrer quelques-unes, et a choisi de leur donner la parole pour comprendre la défiance d'une partie de la population à l'égard des forces de l'ordre. Leurs propos reflètent uniquement leur version des faits.

Mustapha : "Mon fils a essuyé un tir de Flash-Ball, il a toujours des séquelles"

"Il sortait de la mosquée après la prière de la nuit du destin [l'une des plus importantes du jeûne du ramadan]. Il a essuyé un tir de Flash-Ball sur les parties. Et les policiers l'ont laissé sur place." Avec un ton franc et direct, Mustapha raconte ce qui est arrivé à son fils, le 14 juillet 2015, sur la dalle d'Argenteuil (Val-d'Oise). Amine avait alors 14 ans. Il lançait des pétards avec des copains, "c'est son seul tort", souffle son père. Mais Amine est aussi soupçonné de violences contre les policiers et a été mis en examen il y a six mois.

"Il a subi une opération qui a duré trois heures, mais il garde des séquelles. Son testicule a éclaté en trois", s'indigne Mustapha, venu (...) Lire la suite sur Francetv info

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