A la veille de la clôture, la COP27 est toujours bloquée par les finances

AFP - Fayez Nureldine

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a appelé jeudi 17 novembre 2022 les pays rassemblés à la COP27 à trouver "un accord ambitieux et crédible" sur la compensation des ravages provoqués par le changement climatique, un sujet brûlant sur lequel butent les négociations, à un jour de la fin prévue de la conférence sur le climat.

"La manière la plus efficace de reconstruire la confiance est de trouver un accord ambitieux et crédible sur les pertes et préjudices et le soutien financier aux pays en développement", a déclaré le secrétaire général des Nations unies. Arrivé en Egypte après un passage au G20 de Bali, Antonio Guterres a aussi lancé : "Nous avons besoin d'action".

"Retarder la justice climatique serait un déni de justice", a martelé de son côté la ministre pakistanaise du Changement climatique, Sherry Rehman, au nom du puissant groupe de négociation G77+Chine, qui a déposé un projet de résolution sur la création immédiate d'une facilité financière dédiée à ces "pertes et dommages".

"Nous voulons au strict minimum une déclaration politique d'intention", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse commune avec les représentant des autres groupes de pays en développement, Pays moins avancées (PMA), petits Etats insulaires (Aosis) et Alliance indépendante d'Amérique latine et des Caraïbes (Ailac). Elle a toutefois exclu que ces groupes claquent la porte des pourparlers, estimant que ce serait "prématuré".

Cercle vicieux

"Les pertes et dommages sont un cercle vicieux qui doit être brisé. Le lieu pour le faire, c’est ici. Le temps pour le faire, c'est maintenant, à cette COP27", a insisté au nom des PMA le ministre sénégalais de l'Environnement Alioune Ndoye. Les Etats-Unis et l'Union européenne sont toutefois très réticents, mais l'UE a joué l'ouverture mercredi en annonçant plus d'un milliard d'euros de financements pour l'adaptation en Afrique, dont 60 millions pour les pertes et dommages.

Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a également proposé de raccourcir les discussions sur le financement des pertes et dommages à un an, au lieu de deux. Il a dans le même temps insisté sur le fait que, si jamais la décision de créer un fonds spécifique était adoptée, la Chine, premier pollueur et deuxième puissance économique mondiale, devrait faire partie des contribut[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi