Vaucluse : un ado tabassé pour avoir diffusé la vidéo d’une jeune fille dénudée

Un ado s'est fait tabasser pour avoir diffusé la vidéo intime d'une jeune fille - Getty Images (Getty Images)

Trois membres d’une même famille ont été placés en garde à vue pour avoir passé à tabac un adolescent de 14 ans. Celui-ci avait diffusé des images dénudées d’une jeune fille du même âge faisant partie des proches de ses agresseurs.

C’est ce qu’on appelle se faire justice soi-même. Le lundi 14 novembre, une femme et deux de ses fils, âgés de 24 et 16 ans, ont violemment frappé un jeune homme de 14 ans parce qu’il avait diffusé des photos dénudées d’une jeune fille de son âge sur les réseaux sociaux, rapporte le journal Le Dauphiné Libéré. Ils ont été placés en garde à vue par la police ce lundi 21 novembre.

Les faits ont été rapides et violents. D’après nos confrères, les trois mis en cause, qui sont des proches de la jeune fille, ont abordé l’adolescent de 14 ans en groupe. L’un des deux hommes aurait ensuite asséné un coup de poing au visage du diffuseur des photos privées, qui serait tombé au sol. Il aurait ensuite reçu une pluie de coups de pied, avant de se faire arracher son portable pour effacer la vidéo compromettante.

Trois gardés à vue pour une seule poursuite

Après une semaine d’enquête, les policiers arrêtent la femme et ses deux fils, qui sont tous placés en garde à vue. Seul le plus jeune des agresseurs est finalement poursuivi et se retrouve convoqué par un juge pour enfants du tribunal judiciaire d’Avignon, dans le Vaucluse. Les autres membres de la famille sont quant à eux libérés. L’ouverture d’éventuelles poursuites à l’encontre de l’adolescent ayant publié les photos intimes n’a pas été rendue publique à ce stade.

S’il est évidemment répréhensible de se faire justice soi-même, il est tout aussi illégal de diffuser des images privées sur les réseaux sociaux sans l’accord de la ou les personnes qu’elles montrent. Surtout si, comme c’est le cas ici, il s’agit de photos intimes ou, pire, montrant des actes sexuels. Parfois appelée "revenge porn", cette pratique est sanctionnée par l’article 226-1 du Code pénal. Celui qui s’en rend coupable risque jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.