Variole et vache : comment est née la vaccination à la fin du 18e siècle

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Alors que l’épidémie de coronavirus continue de se propager, un vif espoir est né dans le monde entier avec les annonces par les laboratoires Pfizer (avec BioNTech) et Moderna de deux vaccins efficaces à plus de 90%. Mais la vaccination, aujourd’hui largement répandue, n’est une méthode scientifique qui n’a été mise au point que très récemment. La docteure en virologie Tania Louis a raconté son origine, qui remonte au 18e siècle, mardi, dans l’émission Sans rendez-vous sur Europe 1.

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La variolisation : injecter du… pus de malades aux personnes saines

Il faut d’abord remonter au 18e siècle, à une époque où la variole faisait des ravages dans toute l’Europe. "Au début du 18e siècle, la variole était bien pire que le coronavirus. Elle touchait beaucoup de gens et en tuait les deux tiers, tandis que les survivants avaient souvent des lésions sur le visage. C’était un fléau de cette époque", rappelle Tania Louis, alors que la variole a été déclarée éradiquée par l’OMS en 1980.

"Tout était bon pour réduire son impact. Une écrivaine britannique, Mary Wortley Montagu, a ramené en Europe une technique peu ragoûtante qui existait en Turquie et qui consistait à utiliser du pus provenant de malades pour l’inoculer à des personnes saines." Cette technique, aussi étonnante qu’elle puisse paraître, a permis rapidement d’obtenir des résultats. "En faisant ça, il y avait beaucoup moins de morts, les gens mouraient...


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