Variole du singe : premier cas confirmé d’infection d’un chien par ses maitres

ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Le chien dormait dans le lit de ses maîtres et a développé la maladie quelques jours après eux.

Les animaux de compagnie peuvent être infectés par la variole du singe s’ils sont en proximité de personnes infectées par ce virus. Voici ce que suggère ce premier cas avéré de transmission de l’humain vers le chien, détecté à Paris en juin 2022. Ce petit lévrier italien, âgé de 4 ans, a développé des lésions cutanées caractéristiques de cette maladie quelques jours après ses maîtres. L’infection serait survenue à cause d’une proximité prolongée entre le couple infecté et son chien, qui dormait dans son lit. Ce premier cas d’infection chez le chien a été rapporté dans le journal le 27 août 2022.

Le chien a développé la maladie deux semaines après ses maîtres

Le chien appartient à un couple d’hommes, âgés de 44 et 27 ans, vivant ensemble à Paris, mais ayant une relation amoureuse "ouverte". Les deux hommes ont été admis le 10 juin 2022 à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, six jours après avoir eu des relations sexuelles avec d’autres partenaires. L’un des patients présentait des lésions à l’anus, au visage, aux oreilles et aux jambes, le deuxième présentait des lésions aux jambes et au dos. De plus, les deux patients déclaraient aussi souffrir de fatigue physique (asthénie), des maux de tête et de la fièvre. L’infection au virus de la variole du singe a été confirmée par PCR chez les deux patients avec des échantillons récoltés dans les lésions cutanées ainsi que dans le pharynx.

Douze jours après, leur chien (en bonne santé auparavant) a développé des lésions à l’abdomen et à l’anus. L’infection au virus a été confirmée par PCR sur des échantillons provenant des lésions et de la bouche de l’animal. Le virus a ensuite été séquencé, afin de confirmer qu’il s’agissait bien du même ayant infecté les maîtres du chien. En effet, les séquences virales étaient exactement les mêmes sur la partie séquencée (longue de plus de 19.000 paires de bases) pour le chien et un des patients. Il s’agissait de la souche B.1, qui a déjà infecté plus de 1.700 personnes en France au 4 ao[...]

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