Variole du singe : faut-il surréagir ? Les leçons du Covid-19

© Reuters

24 janvier 2020. Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, rassure une France inquiète, effrayée par les images de confinement d’un autre temps venues de Chine. « Le risque d'importation depuis Wuhan est modéré. Il est maintenant pratiquement nul, puisque la ville est isolée », assure-t-elle. Non seulement le coronavirus n’arrivera pas en France mais si d’aventure, il daignait se présenter à l’aéroport, un dispositif exceptionnel est en place - constitué pour l’essentiel d’affichettes d’information. Et si par le plus grand des malheurs, des cas survenaient sur le territoire français, « notre système de santé est bien préparé », atteste la ministre.

Sûr de ses capacités de tests, de ses lits de réanimation et de ses réserves de masques, le gouvernement parie sur une communication lénifiante. Pendant ce temps, dans les médias, une petite musique commence à monter : n’est-on pas dans la surréaction, dans une forme de panique irrationnelle ? Ne refait-on pas les mêmes erreurs qu’en 2009 lors de l’épisode de grippe A, vraie-fausse pandémie qui nous avait laissé sur les bras des cartons entiers de vaccins ? Le 6 mars, alors que le virus est déjà partout en France - mais que nos capacités de détection nous rendent aveugles - Arrêt sur images dénonce un emballement médiatique déraisonné : « Au bilan du matin, on compte sept morts en France depuis le début de l'épidémie. Contre combien de morts d'accidents de la route ? 583. » Un chroniqueur de France Inter surenchérit ce matin-là :...


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