Variole du singe : en Espagne, deux patients décèdent mais les autorités en attente d’analyses plus complètes

This undated electron microscopic (EM) handout image provided by the Centers for Disease Control and Prevention depicts a monkeypox virion, obtained from a clinical sample associated with the 2003 prairie dog outbreak. - It was a thin section image from a human skin sample. On the left were mature, oval-shaped virus particles, and on the right were the crescents, and spherical particles of immature virions. (Photo by Cynthia S. Goldsmith / Centers for Disease Control and Prevention / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT
CYNTHIA S. GOLDSMITH / AFP This undated electron microscopic (EM) handout image provided by the Centers for Disease Control and Prevention depicts a monkeypox virion, obtained from a clinical sample associated with the 2003 prairie dog outbreak. - It was a thin section image from a human skin sample. On the left were mature, oval-shaped virus particles, and on the right were the crescents, and spherical particles of immature virions. (Photo by Cynthia S. Goldsmith / Centers for Disease Control and Prevention / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Cynthia S. Goldsmith, Russell Regnery / Centers for Disease Control and Prevention " - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

CYNTHIA S. GOLDSMITH / AFP

Deux Espagnols contaminés par la variole du singe sont décédée le vendredi 29 et le samedi 30 juillet 2022 (image d’illustration)

VARIOLE DU SINGE - Après le décès d’un malade de la variole du singe ou « monkeypox » vendredi, le ministère de la santé espagnol a annoncé la mort d’un deuxième homme ce samedi 30 juillet. Ce sont les premiers décès en Europe de cette maladie endémique en Afrique et qui se répand dans le monde depuis plusieurs mois.

« Parmi les 3.750 patients (...), 120 cas ont été hospitalisés et deux sont décédés », a indiqué le Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires du ministère dans son dernier rapport publié samedi, sans préciser la date de ce deuxième décès. Le ministère a expliqué qu’il s’agissait de « deux hommes jeunes » atteints « de la variole du singe » et que des études étaient en cours pour avoir plus d« ’information épidémiologique » sur ces deux cas.

Vendredi, le Brésil avait déjà annoncé un décès, sans que l’on sache à chaque fois si le virus est bien à l’origine de ces morts. Le secrétariat à la Santé de l’État brésilien de Minas Gerais (sud-est) a expliqué dans un communiqué que l’homme, atteint de la variole du singe, était aussi suivi « pour d’autres affections cliniques graves ».

Sept morts dans le monde depuis mai

« Il est important de souligner qu’il avait des comorbidités graves, pour ne pas susciter de panique dans la population. La mortalité (liée à cette maladie) demeure très basse », a déclaré le secrétaire à la Santé de Minas Gerais, Fábio Baccheretti, qui a expliqué que le patient suivait un traitement contre le cancer.

Au total, huit décès ont été enregistrés dans le monde depuis mai, les cinq premiers ayant été signalés en Afrique. La plupart des contaminations sont concentrées en Europe, où se trouvent 70 % des 18 000 cas détectés depuis début mai et 25 % dans les Amériques, selon le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. En Espagne, l’un des pays comptant le plus de cas dans le monde, 4 298 personnes ont été infectées selon les dernières données du Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires.

Dans la plupart des cas, les malades sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, et vivant essentiellement en ville. Les premiers symptômes sont une forte fièvre, des ganglions lymphatiques gonflés et une éruption cutanée semblable à celle de la varicelle.

« Compte tenu de la poursuite de la propagation de la variole su singe en Europe, nous nous attendons à plus de décès », a déclaré dans un communiqué Catherine Smallwood, une responsable des situations d’urgence de l’OMS Europe. L’objectif doit être « d’interrompre rapidement la transmission du virus en Europe et mettre un coup d’arrêt à cette épidémie », insiste Mme Smallwood, qui souligne toutefois que sans la plupart des cas, la maladie se guérit d’elle-même, sans nécessiter de traitement.

Un vaccin pour les personnes à risque

« La notification des décès liés à la variole du singe ne change pas notre évaluation de l’épidémie en Europe. Nous savons que, bien que spontanément résolutive dans la plupart des cas, la variole du singe peut entraîner de graves complications », a-t-elle relevé.

L’OMS a déclenché le 24 juillet le plus haut niveau d’alerte, l’Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), pour renforcer la lutte contre la variole du singe, aussi appelée orthopoxvirose simienne.

Pour l’instant, l’OMS souligne qu’il n’y a pas de vaccins pour tout le monde et recommande donc de donner la priorité à ceux qui sont le plus à risque, ceux qui sont malades et ceux qui les soignent ou font de la recherche.

La vaccination s’effectue avec deux doses, espacées d’au moins 28 jours. Pour les personnes vaccinées contre la variole dans leur enfance, une dose suffit. Pour les immunodéprimés une troisième dose est conseillée.

À voir également aussi sur le Huffpost : Variole du singe : à Paris, ce centre de vaccination déjà saturé

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