Variole du singe : quelles sont les personnes qui ont le plus de risques de l’attraper ?

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Paris, France-01 15 2022: People wearing protective face masks in a street of Paris, France during the global coronavirus epidemic. (Olivier DJIANN via Getty Images)
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Santé publique France, chargé de suivre l’évolution de la maladie dans l’Hexagone, dévoile le profil des personnes les plus susceptibles d’être contaminées par la variole du singe.

Le nombre de cas de variole du singe (ou monkeypox) ne cesse d’augmenter en France. Vendredi 3 juin, Santé publique France recense 51 cas sur le territoire, un nombre probablement "sous-estimé" pour le professeur d’infectiologie Karine Lacombe, interviewée par Le Parisien. Elle estime qu’il faudrait réaliser davantage de tests et accélérer la recherche de traitements. Cette augmentation - il n’y avait que 33 cas recensés mercredi - a tout de même permis aux autorités sanitaires de livrer davantage d’informations sur le profil des personnes concernées.

Des jeunes hommes vivant en Île-de-France

Dans le détail, 37 personnes touchées par la variole du singe vivent en Île-de-France, 6 en Occitanie, 4 en Auvergne - Rhône-Alpes, 2 en Normandie, 1 dans les Hauts-de-France et 1 en Centre-Val de Loire. Pour l’instant, le virus a contaminé seulement des hommes âgés de 22 à 63 ans. Les plus de 50 ans semblent être davantage protégés contre le monkepox, car ils ont été vaccinés contre la variole éradiquée dans les années 1980. Ils développent donc moins de maladies symptomatiques. La persistance des anticorps dans le temps reste cependant à confirmer.

De plus, 22 malades ont voyagé à l’étranger avant le début de leurs symptômes et certains "dans plusieurs pays différents". Une majorité d’entre eux sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, "sans lien direct avec des personnes de retour de zone endémique" en Afrique, note l’instance sanitaire. Ce rapport avec l’orientation sexuelle peut s’expliquer par des clusters ou des dépistages plus réactifs, mais ne doit pas être considéré comme une généralité. "Personne n’est épargné, les femmes, les hétéros, les enfants. En Afrique, ce sont d’ailleurs principalement ces derniers qui sont malades", souligne l'infectiologue Karine Lacombe. La transmission se faisant par contact rapproché (postillons, liquides biologiques, lésions…), tout le monde peut en effet être touché. Pour l’instant, aucun décès lié à la maladie n’est à signaler.

VIDÉO - Dr Christian Recchia : "La variole du singe ? Il n’y a pas d’affolement à avoir. Cependant, il faut être vigilant"

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