Les variants du Covid pourraient prendre les noms des constellations étoiles selon l'OMS

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Face à la multiplication des variants du Covid-19, l'OMS propose d'utiliser les noms des constellations pour désigner les prochaines versions du virus.

COVID - Alpha, Beta, Gamma, Delta et dernièrement Mu, les lettres de l’alphabet grec s’amenuisent à mesure que le Covid-19 mute. Pour parer à cette pénurie potentielle, mais à peu près certaine, un haut responsable de l’Organisation mondiale de la santé a suggéré une alternative: utiliser les noms des constellations d’étoiles

Dans une entrevue publiée le mois dernier par The Telegraph, Maria Van Kerkhove, responsable technique à l’OMS de la lutte contre le Covid-19, annonçait être déjà à la recherche de nouvelles appellations du virus. En effet, face à la dynamique mutagène Sars-Cov2, les 24 lettres de l’alphabet grec semblent être bien limitées. 

“Nous allons peut-être manquer de lettres grecques, mais nous examinons déjà la prochaine série de noms, a déclaré Maria Van Kerkhove, nous envisageons en fait des constellations d’étoiles.” Les variants prochains pourraient ainsi prendre le nom de “Bélier”, “Gémeaux” ou “Orion”.

D’autres alternatives étaient aussi sur la table, comme l’emploi du nom des dieux et déesses grecs, finalement évincé en partie en raison de problèmes de prononciation. 

Les mutations virales sont chose courante, et le Sars-Cov2 n’a pas fini d’évoluer. S’il est possible qu’il y ait plus de souches clés que de lettres disponibles, la combinaison de mutations qui va permettre à un variant de s’imposer est quant à elle très difficile à prévoir. 

B.1.1.7, B.1.351, B.1.617.2... À la vue de ces noms scientifiques, respectivement, des variants Alpha, Bêta et Delta, on comprend mieux l’utilité de l’emploi de noms décomplexifiés.  

Les appellations nationales abandonnées en mai

Depuis la fin du mois de mai, les formules type “variant indien” ou “variant anglais” ont été abandonnées car jugées “stigmatisantes et discriminatoires” par l’OMS. Les lettres grecques ont donc été une solution de secours, mais déjà 12 mutations ont été nommées par ces caractères, soit la moitié de l’alphabet.  

Si Delta et Bêta font partis des quatre “variants préoccupants”, ou bien Eta et Lambda des “variants d’intérêt”, d’autres sont très vite tombés à la trappe. Ainsi Epsilon plus, Zeta et Theta, précédemment considérés comme “d’intérêt” ont depuis été déclassés. 

Aucune décision n’a encore été prise concernant la suite de l’appellation des prochains variants. Ce qui est sûr, c’est que le prochain choix -qui pourrait être annoncé “relativement rapidement”- n’affectera pas les noms scientifiques des variants Sars-Cov-2. Pour le moment, le groupe de travail sur l’évolution du virus et l’équipe juridique de l’OMS s’assurent que les propositions “ne dérangeons personne avec ces noms”. 

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi certains variants s’imposent et d’autres non?

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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