Le variant BQ1.1 résiste à tous les anticorps thérapeutiques disponibles

Le sous-variant BQ1.1, de la lignée Omicron, est en progression en Europe et aux États-Unis. En France, il représente 32 % des tests de dépistage positifs selon la dernière enquête flash de Santé publique France, un chiffre en constante progression. Comme pour chacun des variants, les scientifiques testent la capacité de l'arsenal d'anticorps thérapeutiques à disposition pour les neutraliser. Ces biomédicaments sont utilisés en complément de la vaccination, notamment chez les personnes immunodéprimées qui ne forment pas de réaction immunitaire solide après la vaccination. Ils n'utilisent pas le variant lui-même mais des pseudo-particules virales qui portent la protéine S du dit variant et les expériences sont faites en laboratoire sur des cellules en culture.

Aucun des traitements à base d'anticorps thérapeutique testés n'est efficace contre BQ1.1, le nouveau sous-variant émergent d'Omicron. © Markus Hoffmann, Deutsches Primatenzentrum
Aucun des traitements à base d'anticorps thérapeutique testés n'est efficace contre BQ1.1, le nouveau sous-variant émergent d'Omicron. © Markus Hoffmann, Deutsches Primatenzentrum

Ce gène rendrait naturellement résistant à la Covid-19

BQ1.1, le résistant

Les infectiologues de l'institut de recherche de primatologie de Göttingen et de l'université de la même ville en Allemagne ont testé le pouvoir neutralisant de tous les anticorps thérapeutiques, seuls ou en cocktail, approuvés par les autorités sanitaires. Aucun n'arrive à neutraliser BQ1.1 malgré les concentrations importantes testées par les scientifiques.

« Avec les patients à risque en tête, nous sommes très inquiets de la résistance à tous les anticorps thérapeutiques approuvés du sous-variant d'Omicron BQ1.1. Particulièrement pour les régions où BQ1.1 se propage, les médecins ne devraient pas se reposer sur les biothérapies seules pour traiter des patients à risque infectés, mais devraient considérer l'administration d'autres médicaments comme le Paxlovid ou le molnupiravir », alerte Markus Hoffmann, chercheur à l'université de Göttingen et premier auteur de cette correspondance parue dans The Lancet Infectious Disease.

BQ1.1 est aussi résistant à un...

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