Le Vanuatu réclame un «traité de non-prolifération des énergies fossiles» devant l'ONU

Menacé par la montée des eaux, le président du Vanuatu a réclamé, à la tribune de l’ONU, à la création d’un « traité de non-prolifération des énergies fossiles ».

« Nous appelons au développement d'un traité de non-prolifération des énergies fossiles pour sortir du charbon, du pétrole et du gaz en accord avec +1,5°C », objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris, a déclaré Nikenike Vurobaravu à l'Assemblée générale des Nations unies.

Cette campagne, lancée par des défenseurs du climat inspiré par le traité de non-prolifération des armes nucléaires, est aussi soutenue par le Vatican. Le Vanuatu est donc le premier « État-Nation » à soutenir l'initiative.

Ces dernières années, nous avons été les témoins de canicules inédites, de feux de forêts, d’ouragans violents, du blanchiment des coraux, de la hausse du niveau des mers, de sécheresses prolongées et d’inondations records. Cette situation touche tous les peuples du monde, les nations les plus riches comme les plus pauvres.

Le président du Vanuatu, Nikenike Vurobaravu

« Notre jeunesse est terrifiée par l'avenir et le monde que nous allons leur laisser en continuant à augmenter notre dépendance aux énergies fossiles », a ajouté le président. « Tous les jours, nous vivons les conséquences débilitantes de la crise climatique », a-t-il déclaré à la tribune, soulignant que « personne n'est immunisé contre les événements météo extrêmes qui ravagent nos îles, nos villes, nos États ».


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