Vanessa Springora salue "la prise de conscience générale" sur Gabriel Matzneff

AFP
Vanessa Springora salue

PÉDOCRIMINALITÉ - Vanessa Springora s’est dite ce mercredi 15 janvier “très contente de la prise de conscience” provoquée par la publication de son livre accusateur sur sa relation sous emprise avec l’écrivain Gabriel Matzneff, désormais sous le coup d’une enquête pour viols sur mineur.

“Je suis très contente de la prise de conscience générale qui a eu lieu. C’est merveilleux qu’on puisse encore se remettre en question, pour toutes les personnes qui ont eu le courage de le faire, prendre conscience de ses erreurs, c’est très important”, a déclaré la directrice des Éditions Julliard, invitée de l’émission La Grande Librairie sur France 5.

 

“C’est comme ça qu’on montre qu’on est humain et qu’on peut encore vivre tous ensemble”, a-t-elle ajouté, à la fin d’un long entretien.

Dans “Le Consentement”, paru chez Grasset le 2 janvier, Vanessa Springora raconte comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff à l’âge de 13 ans dans les années 1980 et les blessures que cette relation a laissées dans sa vie.

Son témoignage a mis sous les feux de l’actualité les pratiques pédocriminelles de l’écrivain aujourd’hui âgé de 83 ans et alimenté le débat sur les dysfonctionnements des institutions et la complaisance d’alors de certains milieux pour ces comportements.

Gabriel Matzneff désormais boycotté

L’ancien animateur Bernard Pivot, qui a invité Gabriel Matzneff dans ses émissions littéraires, l’interrogeant notamment sur un ton badin sur son attrait pour “les lycéennes et les minettes” en 1990, a regretté n’avoir pas eu à l’époque “les mots qu’il fallait”. Frédéric Beigbeder, membre du jury du prix Renaudot, a reconnu que l’attribution de ce prix à l’écrivain en 2013 dans la catégorie essais avait été “maladroite”.

Les éditeurs...

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