La validation du vaccin Moderna ne réglera pas à court terme le problème de pénurie européenne

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La décision est particulièrement attendue alors que pour le moment un seul vaccin a été validé par l'Agence européenne des médicaments (EMA). Le régulateur devrait se prononcer demain, si les délais sont tenus, sur l’autorisation du vaccin Moderna contre le Covid-19. Le sérum américain a déjà été autorisé au Canada, aux Etats-Unis et en Israël. La validation par les autorités sanitaires doit permettre aux Etats européens d’augmenter leur stock de doses qui sont très limitées pour le moment. L’Union européenne a commandé 160 millions de doses sur l’ensemble de l’année 2021 (contre 300 millions pour le vaccin Pfizer-BionNTech). 15% de ce total doit être distribué à la France.

Une nouvelle unité de fabrication en février pour Pfizer

Mais Moderna ne réglera pas, à court terme, le problème de pénurie au niveau européen. En Allemagne notamment, la polémique s'accentue, y compris jusqu'au sein du gouvernement. Chaque semaine, la France reçoit 500.000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech et en détient pour le moment un million. Ce matin, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a précisé que Moderna est en capacité de fournir 500.000 doses par mois. Or, pour vacciner en masse toutes ses personnes fragiles préconisées par la Haute autorité de santé, la France a besoin d’au minimum 30 millions de doses. Pour accroître la capacité de production de ces entreprises, et particulièrement de Pfizer-BioNTech, l'UE s’est dite "prête à aider".

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