Validé, saison 2: les réactions de Chilla face au personnage de Lalpha, rappeuse hardcore dans un univers masculin

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VALIDÉ - “Pour ton look, on pense à un truc ni trop sexy, ni trop street. La bonne ref’ c’est Chilla”, souffle William à Lalpha, la nouvelle artiste d’Apash Music. La saison 2 de Validé est sortie sur Canal + le 10 octobre. L’histoire continue pour les meilleurs amis d’Apash - Hatik dans la vraie vie - qui créent la surprise en signant Lalpha, une rappeuse, dans leur nouveau label.

À 27 ans, Chilla, rappeuse originaire du canton de Vaud, est connue, entre autres, pour son engagement humaniste. Elle vient de sortir son nouveau single “Demain”, en collaboration avec Hatik. Pour Le HuffPost, elle revient sur les scènes marquantes de la rappeuse Lalpha, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article

L’une des scènes montre Lalpha en difficulté sur le tournage de son clip en collaboration avec Alonzo. Elle a du mal à s’imposer, et se fait sermonner par Snow, son producteur. Chilla confie, à ce sujet : “J’ai rapidement été en featuring sur mes premiers clips, et j’avoue que je n’avais pas trop le problème de rester derrière. C’est devenu un terrain de jeu”. Elle reconnaît avoir eu d’autres difficultés : “Au début, c’était chaud de prendre l’espace, et de savoir comment gesticuler sans en faire trop.”

En tournage de clips ou d’entretiens, Chilla accorde une grande importance à son style. Bien qu’elle veille à garder une image détendue, l’artiste réfléchit à ses tenues en amont et se déplace avec une maquilleuse lors de ses entretiens filmés. “On sait que les gens attendent une image irréprochable, parce que la moindre crotte de nez, tu finis en tendance sur Twitter”, sourit-elle, avant de poursuivre: “Quand on est une femme, on a pas mal de choses à prendre en compte, surtout si on a des complexes”.

Il y a un moment où j’ai mis de côté la musicalité pour laisser place au texte et je me suis rendu compte qu’en faisant ça, j’amputais la moitié de ma personne."

Côté musique, la scène où Snow tente d’imposer un type d’instrumentale à Lalpha parce qu’elle est une femme relève de la fiction, selon Chilla. “Je ne me suis pas du tout retrouvée dans cette situation, parce que mon producteur me laisse énormément de liberté dans un premier temps, [...] et je pense que si je me retrouve devant un producteur qui tente de m’imposer une prod, la session ne va pas durer longtemps”, pointe-t-elle.

Depuis Diam’s, rares sont les femmes à s’être imposées dans le milieu du rap sans chanter, ni ajouter de la mélodie aux instrumentales. Certaines recueillent un succès d’estime, mais les ventes de disques n’égalent pas encore les plus gros vendeurs du rap français.

Sur ce plan, Lalpha et Chilla ne sont pas sur les mêmes créneaux. Bien qu’elles se rassemblent sur la profondeur des textes, la rappeuse lyonnaise accorde davantage d’importance à la musicalité.

“Pour moi, la musique a toujours été au centre. J’ai toujours apprécié faire passer les émotions à travers la musicalité. Il y a un moment où j’ai mis de côté la musicalité pour laisser place au texte et je me suis rendu compte qu’en faisant ça, j’amputais la moitié de ma personne.”

Chilla, qui a sorti le clip Pas de limites en septembre dernier, participe aussi au documentaire Reines : pour l’amour du rap. Un retour dans l’actualité qui laisse présager l’arrivée d’un nouvel album, plus de deux ans après son premier projet. Elle se produit en concert à La Cigale le 7 novembre.

A voir également sur le HuffPost : La saison 2 de Validé ne fait pas l’impasse sur cette réalité du marché du rap

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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