Valeria v. «En haltérophilie, les filles forment comme une famille»

Libération.fr

Russe, 26 ans. Haltérophilie catégorie 69 kilos.

Championne de Moscou 2015.

«Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré soulever du poids. Quand j’étais petite, je voulais toujours aider ma mère au jardin, en portant des arrosoirs remplis d’eau. A 11 ans, je manipulais des poids de 3 ou 4 kilos… L’haltérophilie passe pour un sport masculin mais je ne souffre pas de remarques sexistes sur mon physique. La plupart du temps, les hommes que je croise me font plutôt des compliments. Dans les salles où on se prépare, l’ambiance est calme également. Il y a une moitié de filles : nous formons comme une famille, nous pouvons nous protéger les unes les autres. Quelques personnes racontent que les filles dans le sport sont toutes lesbiennes, je ne suis pas d’accord. Chez nous, il n’y en a pas. Nous avons des hétéros et d’autres, comme moi, sont bisexuelles.

«J’ai commencé à gagner de l’argent assez jeune avec le sport, mais pas assez pour en vivre - je travaille à côté comme projectionniste. En 2015, sur une compétition, nous nous sommes rendu compte que les hommes gagnaient deux fois plus que nous. Après avoir protesté, nous avons obtenu gain de cause. L’inégalité financière est la principale forme de sexisme que je rencontre.»



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