Vale finalise la vente de sa mine de nickel en Nouvelle-Calédonie

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VALE FINALISE LA VENTE DE SA MINE DE NICKEL EN NOUVELLE-CALÉDONIE

RIO DE JANEIRO/PARIS (Reuters) - Le groupe minier brésilien Vale annonce mercredi avoir finalisé la vente de ses activités dans le nickel en Nouvelle-Calédonie à un consortium comprenant le courtier suisse en matières premières Trafigura, ce qui ouvre la voie à un redémarrage du site de Goro dans le sud de l'archipel.

L'annonce en 2020 d'une vente de ces activités à ce consortium avait provoqué la colère des indépendantistes kanaks, déclenchant une vague de violence qui avait conduit le groupe brésilien à fermer le site en décembre dernier.

L'accord révisé conclu début mars avec les partis politiques, qui passe par le transfert d'une participation majoritaire du site vers les trois provinces de Nouvelle-Calédonie, les salariés et les populations, a cependant permis d'apaiser les tensions.

La participation des autorités de Nouvelle-Calédonie et d'autres acteurs locaux sera de 51%, tandis que celle de Trafigura sera de 19%. Les 30% restants reviennent à la direction du consortium et au fonds d'investissement Agio Global.

Dans un document, Vale précise qu'un investissement de 1,1 milliard de dollars sera effectué sur le site, dont 555 millions provenant de sa filiale Vale Canada. Le groupe ajoute également qu'il disposera d'un contrat d'approvisionnement pour extraire une partie du nickel produit sur le site.

Le ministère français de l'Economie a déclaré que l'Etat apporterait à cette opération un soutien de près de 500 millions d'euros, essentiellement via un prêt et une garantie.

Le consortium, baptisé Prony Resources New Caledonia, investira pour sa part 100 millions de dollars, dont 50 millions de dollars apportés par Trafigura, ajoute le ministère.

Le redémarrage du site est prévu pour la mi-avril, note le consortium dans un communiqué distinct.

Le consortium confirme également, dans un communiqué distinct, un partenariat "technique et industriel" avec le constructeur américain de véhicules électriques Tesla, qui permettra à ce dernier de se procurer du nickel pour ses batteries. Ce partenariat avait déjà été évoqué par les formations politiques néo-calédoniennes.

La Nouvelle-Calédonie est le quatrième producteur mondial de nickel.

(Gus Trompiz, Gram Slattery et Pratima Desai; Version française Bertrand Boucey et Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault et Jean-Stéphane Brosse)