Val-de-Marne: une fête clandestine réunissant 300 personnes dégénère à Joinville-le-Pont

Anne-Laure Banse et Hugues Garnier
·2 min de lecture
Le pavillon où s'est déroulée la fête clandestine, à Jointville-le-Pont. - BFMTV
Le pavillon où s'est déroulée la fête clandestine, à Jointville-le-Pont. - BFMTV

Une soirée organisée au mépris des règles sanitaires. Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de vendredi à samedi à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, pour mettre fin à une fête sauvage organisée en dépit du confinement en vigueur.

Pas de gestes barrières

Selon la préfecture de police, les policiers sont intervenus peu avant 02h00 du matin dans un pavillon de la commune où environ 300-400 personnes étaient présentes pour s'amuser sans le moindre respect des gestes barrières. Un "cluster géant", tance ce samedi soir sur notre antenne Olivier Dosne, maire de Joinville-le-Pont.

Dans une première partie du loft, il s'agit d'une soirée dansante où les invités consomment alcool et fument la chicha. "Il y avait de l'alcool, des préservatifs, c'est un immense bordel qui est mis en place", commente Olivier Dosne qui annonce que la ville va porter plainte.

Dans la seconde partie du pavillon, une centaine d'individus se bagarrent.

"Des collègues sont intervenus cette nuit, pas pour un tapage, mais pour une rixe en cours. Ils sont arrivés dans le quartier pavillonnaire où est situé un loft dans lequel se trouvait plusieurs centaines de personnes qui s'étaient rassemblées et avaient transformé le pavillon en une boîte de nuit géante", explique sur BFMTV Julien Schenardi, secrétaire départemental 94 Alliance Police Nationale.

C'est lorsque les forces de l'ordre ont tenté de mettre fin à la bagarre qu'ils ont été pris à partie par des convives de la soirée. "Ils ont été victimes de jets de projectiles et ils ont pu s'en sortir en faisant usage de grenades lacrymogènes", détaille le responsable du syndicat de police.

Aucune interpellation

Des participants à la soirée ont alors quitté les lieux dans la précipitation. Une grande confusion qui n'entraîne ni verbalisation pour non-respect du confinement, ni interpellation. L'un des invités, blessé à l'oeil, a été transporté à l'hôpital Cochin. Ce dernier affirme avoir été touché par un tir de LBD, rapporte Le Parisien.

Reda Behlaj, secrétaire départemental Unité SGP Val-de-Marne, affirme pourtant qu'il n'y a pas eu d'usage de LBD au cours de l'intervention policière.

"Ce type de fête-là est relativement exceptionnel de par le nombre de participants. Exceptionnel aussi par la violence avec laquelle les individus s'en sont pris à mes collègues", dénonce enfin Julien Schenardi.

Les policiers ont déposé plainte pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique et une enquête a depuis été ouverte et confiée à la sûreté territoriale pour tenter de retracer précisément les faits de ce soirée qui restent encore flous.

Article original publié sur BFMTV.com