Val-de-Marne : les dotations baissent, la colère monte

Agnès Vives @VivesAgnes
Les dotations d’Etat par ville dans le Val-de-Marne

Contrairement aux promesses du président Emmanuel Macron, les deux tiers des communes doivent faire face à une nouvelle baisse.


Les budgets sont en berne. La faute aux dotations d’Etat qui baissent. Un leitmotiv qui revient année après année pour justifier parfois des hausses d’impôts dans les collectivités. Cette année encore.

Pourtant le président de la République Emmanuel Macron s’était engagé en juillet 2017, à la conférence des territoires, à enrayer ce phénomène qui court depuis des années sous des gouvernements de droite comme de gauche. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans deux tiers des communes du Val-de-Marne, la DGF (dotation globale de fonctionnement qui englobe dotation forfaitaire, dotation de solidarité urbaine (DSU) et dotation nationale de péréquation (DNP)), baisse au titre de l’année 2018.

« Le Val-de-Marne paye un tribut plus lourd que la moyenne nationale, avec 30 communes sur 47 concernées, dénonce Jonathan Kienzlen, premier fédéral PS, qui alertait sur ce phénomène dès la fin avril. Le président est une nouvelle fois pris en flagrant délit de mensonge. »

La commune la plus touchée ? Proportionnellement, c’est Chevilly-Larue avec une baisse de 58,5 % qui y perd le plus, soit 230 000 € de moins. « Pendant dix ans, on a actionné différents leviers, taxe de séjour, taxe sur la publicité. Mais désormais on n’a plus le choix de réduire certains services publics sans les fermer », déplore Stéphanie Daumin, maire PCF. Après les fêtes et cérémonies limitées, cette année, la municipalité a dû supprimer la brigade équestre, regrouper trois événements en un seul forum de rentrée.

A Charenton, ville plus aisée, le casse-tête est aussi de mise. La ville perd 17,7 % de dotations soit 1,5 M€. « C’est une déconvenue absolue, clame Hervé Gicquel, le maire LR. Notre situation, saine originellement, nous permet de supporter ce séisme, plus de 15 M€ en moins depuis 2012, mais nos épargnes se retrouvent très sérieusement touchées. Car dans le même temps, nous (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Vitry : les enfants sensibilisés sur les risques d’inondation
Grand Paris : ces inventions qui vont rendre agréable l’accès aux gares du supermétro
Val-de-Marne : des pros de la patate accusés d’en avoir mis aux policiers
L’Haÿ : l’ambassadeur du pays des roses enchanté par la Roseraie
Ablon : pas d’ascenseur depuis cinq mois, des habitants sont coincés chez eux