Val-d'Oise: ouverture d'une information judiciaire pour tentative de meurtre après l'agression d'un policier en civil

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 (Photo d'illustration) - AFP
(Photo d'illustration) - AFP

Le parquet de Pontoise s'orientait dans un premier temps sur des faits de violences aggravées. Après visionnage des images de vidéosurveillance, il a revu sa copie et a ouvert une information judiciaire pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique après l'agression subie par un policier en civil de 26 ans alors qu'il rentrait chez lui, mardi soir, dans le Val-d'Oise.

"En l’état des investigations réalisées et des violences subies par le fonctionnaire de police, le parquet de Pontoise a été amené à retenir la qualification criminelle de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique", indique le parquet dans un communiqué.

Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire. Âgés de 17, 20, 23 et 27 ans, les suspects sont actuellement en détention provisoire. Trois d'entre eux étaient déjà connus des services de police.

Insultes, menaces et tentative d'étranglement

Les faits sont survenus mardi peu après 22h30. Le gardien de la paix, affecté à la Brigade des réseaux ferrés, monte alors dans une rame du Transilien de la ligne H, reliant la Gare du Nord à Persan Beaumont, après une journée de service.

Accompagné d'un collègue, il remarque la présence de quatre individus bruyants et agités quelques sièges plus loin, a appris BFMTV de sources proches de l'enquête. Arrivé en gare d'Ermont, le collègue du gardien de la paix descend.

Quelques minutes plus tard, à hauteur de Saint-Leu-La-Forêt, les quatre individus prennent le policier à partie. Ils l'insultent, le menacent et le rouent de coups, selon nos informations. "On sait que tu es un sale flic", lui assènent-ils, précise le procès-verbal de plainte, avant d'ajouter qu'ils connaissent également son lieu de résidence.

La scène est filmée par les caméras installées dans la rame. Les enregistrements font apparaître une tentative d'étranglement. "Ces individus ont clairement voulu le tuer. Il a vu sa vie défiler devant ses yeux un instant", commente Matthieu Valet, porte-parole du Syndicat Indépendant des Commissaires de police (SICP), sur notre antenne ce vendredi.

A noter qu'un témoin intervenu pour défendre le policier et entendu par la police indique à BFMTV ne pas avoir entendu les références à la fonction du policier. D'autres témoins doivent néanmoins être entendus et l'enquête se poursuit. La préfecture de police, à laquelle il est rattaché, lui a adressé mercredi un message de soutien.

Article original publié sur BFMTV.com

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