Un pompier loue sa maison à six personnes, il la retrouve dévastée après une fête clandestine à soixante

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En plein couvre-feu, les locataires organisent une fête clandestine

Après avoir loué sa maison à six jeunes âgés d’une vingtaine d’années pour trois jours, un pompier en service a été contacté par la police, qui venait d’intervenir au domicile en question pour mettre fin à une fête clandestine.

Il ne s’attendait pas à retrouver la propriété dans cet état. Ce dimanche à Santeny (Val-de-Marne), un pompier en permanence dans un centre de secours a été prié par la police de quitter son service afin de se rendre chez lui, où se déroulait une fête clandestine.

“Ils étaient tous très gentils”

Le soldat du feu n’était toutefois au courant de rien : au début du week-end, il avait confié les clés de ce pavillon à six locataires censés y passer trois jours. Agés d’une vingtaine d’années, ces derniers avaient toutefois de toutes autres intentions que de profiter de la quiétude de l’endroit, situé à l’écart, en bordure de champs.

Vidéo : "Là, c'est la libération" : En immersion dans une soirée clandestine à Paris

“Ils étaient tous très gentils, polis, assez aisés vu les vêtements qu'ils portaient, témoigne le propriétaire des lieux, cité par Le Parisien. J'ai signé avec eux un contrat en bonne et due forme. Jamais je n'aurais imaginé ce qu'il s'est passé.”

La police met fin aux festivités

Dimanche soir, les jeunes locataires ont ainsi invité une soixantaine de personnes sur place, au mépris du couvre-feu et des interdictions de rassemblement en vigueur en raison de la pandémie de Covid-19. La soirée tourna court, cependant, lorsque la police intervint sur place aux alentours de 22h.

Une dizaine de fêtards sont parvenus à échapper aux forces de l’ordre, certains en sautant par la fenêtre du premier étage, mais une cinquantaine d’autres ont été pris sur le fait et la police a procédé à plusieurs interpellations, avant de contacter le propriétaire du pavillon.

Meubles cassés, cadavres de bouteilles et préservatifs

“Je reçois un appel à la caserne : ‘Il y a un problème chez vous’, me dit-on, relate l’intéressé. Quand je suis arrivé chez moi, j'ai retrouvé mon pavillon saccagé, détruit, dégueulasse. J'avais loué ma maison pour six, ils étaient plusieurs dizaines.”

Enumérée par Le Parisien, l’étendue des dégâts a en effet de quoi impressionner : “un lit, un lavabo et un WC sont cassés, des cadavres de bouteilles, des gobelets et des détritus parsèment les pièces, des préservatifs jonchent le sol d'une chambre, un mégot de cigarette a troué un matelas…”

Les jeunes viennent nettoyer et proposent de rembourser les dégâts

“Heureusement, j'avais pris un chèque de caution de 1000 euros, explique le pompier. Les jeunes m'ont dit qu'ils étaient prêts à rembourser tous les dégâts.” Ce lundi, les organisateurs de la soirée clandestine se sont également rendus sur place pour nettoyer et réparer leurs bêtises.

Des efforts qui n’ont cependant pas suffi à calmer la colère du maire UDI de Santeny Vincent Bedu : “Je trouve scandaleux que des jeunes commettent de tels actes. Ces rassemblements sont strictement interdits, tout le monde le sait. Ils ont sûrement agi par provocation, d'ailleurs. Les jeunes sont à cran avec ces confinements, le couvre-feu… Mais ils ne prennent pas la mesure de la pandémie de Covid-19.”

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