Val-de-Marne : neuf suspects arrêtés pour le viol collectif d’une jeune Niortaise

La jeune victime a été violée par plusieurs personnes dans un local de la cité sensible des Mordacs, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Neuf suspects ont été arrêtés. (Getty Images/EyeEm)

Prise dans un guet-apens en mars 2020, une jeune femme de 19 ans a été violée par huit hommes dans un local de la cité des Mordacs, à Champigny-sur-Marne. Le 13 décembre dernier, la police a arrêté neuf suspects, dont des amis de la victime.

Ce devait être un moment d’évasion et d'insouciance mais ce fut un véritable calvaire pour M., une jeune femme de 19 ans, originaire d’un petit village des Deux-Sèvres. Avec quatre amis, elle quittait pour la première fois sa région pour se rendre en Ile-de-France et visiter la capitale selon Le Parisien. Les premiers jours étaient idylliques puis M. et ses amis se sont rendus à Champigny-sur-Marne où ils ont retrouvé "Boy", un homme de 29 ans, connu des services de police et connaissance d’un des amis de M.

Pour une raison encore inconnue, M. s’est retrouvée seule en voiture avec "Boy" qui l’a emmenée à la cité des Mordacs. Pressée de sortir du véhicule, la jeune femme entre dans un hall d’immeuble, cernée par huit hommes en cagoule, qui l’enferme dans un local. Frappée et violée, la scène est si violente que la jeune femme perd connaissance. Avant de partir, les violeurs la menacent de mort avec un pistolet sur la tempe si elle s'avisait de porter plainte.

Neuf suspects arrêtés

Rentrée chez elle, la jeune fille confie quelques mots à sa mère qui a eu la présence d’esprit de garder ses vêtements dans un sac fermé. Un an plus tard, M. a porté plainte à un commissariat de Niort. Kenny, un des supposés amis de la jeune femme est arrêté et aurait dénoncé l’amie principale de M., Mélanie, qui, pour 1000 euros, aurait livré sa copine aux violeurs. Cette dernière nie les faits.

Les analyses ADN sur les vêtements que portaient M. au moment des faits ont permis de confirmer la présence de Kenny mais aussi de deux autres hommes déjà connus de la justice. L’enquête a permis d’interpeller neuf suspects en tout, dont "Boy", qui ont tous nié les faits. Traumatisée, M. pourrait être stérile puisque ce jour-là, elle a contracté une maladie sexuellement transmissible qu'elle n'a pas traité assez rapidement.