Valérie Pécresse vante une équipe "totalement paritaire", mais...

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POLITIQUE - Sous la décoration vintage de son QG de campagne parisien inauguré ce mardi 4 janvier, Valérie Pécresse a présenté son équipe de campagne, sa “grande armée” censée la conduire jusqu’à la victoire au mois d’avril. Une présentation somme toute classique, à laquelle la candidate LR a ajouté ce commentaire, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus: “cette équipe est totalement paritaire. Parce que nous sommes une droite qui, sur ce sujet, sera exemplaire”.

Or, un bref coup d’œil à son organigramme permet de constater que le compte n’y est pas, mais alors pas du tout en termes de parité. Et pour cause, celui-ci comprend seulement 31 femmes pour 59 hommes. Ce qui est tout sauf “totalement paritaire”. Par ailleurs, lorsqu’on observe sa garde rapprochée, le décalage est encore plus flagrant. Parmi les “neuf conseillers auprès de la candidate”, on ne trouve aucune femme. Idem chez les trois “conseillers spéciaux”, petit cénacle composé de Brice Hortefeux, Jean-François Copé et François-Xavier Bellamy.

Les responsables féminines du parti de droite commencent à apparaître à la rubrique “conseillers politiques”. Et dans celle-ci encore, Nadine Morano, Annie Genevard, Michèle Tabarot, Dominique Estrosi-Sassone, Sophie Primas et Valérie Boyer se retrouvent en minorité face à Guillaume Larrivé, Charles de Courson, Éric Pauget, Gérard Longuet, Roger Karoutchi, Francis Szpiner, Franck Louvrier et Patrick Karam.

Un déséquilibre qui n’est pas passé inaperçu au sein de la majorité. “Concept novateur: le féminisme qui exclut totalement les femmes. Valérie Pécresse appelle ça le féminisme ‘pas contre les hommes’ et ça donne 12 conseillers exclusivement masculins dans son organigramme de campagne”, a taclé sur Twitter la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon. “Valérie Pécresse, la femme qui cachait une forêt d’hommes”, a renchéri la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

À noter qu’il y a un bien un pôle de son équipe qui est strictement paritaire, celui (visible) des porte-paroles. Plusieurs d’entre eux ont été contactés par Le HuffPost pour commenter le décalage entre la déclaration de Valérie Pécresse et la réalité de son organigramme. “Dans les ‘conseillers auprès’ de la candidate, il était logique qu’il y ait ses concurrents à la primaire, qui étaient tous des hommes. Et aussi les présidents de groupes parlementaires, qui sont aussi tous des hommes”, justifie Geoffroy Didier, directeur de la communication de la candidate, qui trouve “injustes” les attaques venant de la macronie.

“Dans la cellule riposte, comme dans les postes à responsabilité, elle a vraiment veillé à être au plus près de la parité, en arbitrant aussi entre les différentes sensibilités politiques”, insiste l’eurodéputé. “Au plus près de la parité” donc, pas “totalement”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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