« Valérie Pécresse, grandeur et décadence d’une start-upeuse », la chronique de Gaspard Proust

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·1 min de lecture
© Robert Jean-François
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Comme on aimerait connaître le mari de Sandrine Rousseau, on adorerait connaître le banquier de Valérie Pécresse. Il faut l’imaginer, cet intrépide entrepreneur en capitalrisque électoral, ce dénicheur de Mark Zuckerberg politiques, en train de boire les paroles de Valérie lorsque la start-upeuse versaillaise est venue lui annoncer : « Je suis la future Beyoncé du suffrage universel ! » Le projet de Valérie avait tout pour plaire. Urbain, féministe, écolo, citoyen. Manquait plus que végan, zumba friendly et pro-accrobranche, et elle finissait en couv du catalogue Nature et Découvertes.

On voulait de la modernité, on allait en avoir. Après tout, Versailles, c’est pas loin de Saclay, la Silicon Valley française. Comme pour tout entrepreneur de génie, ça commence par une idée simple à laquelle les autres n’ont pas pensé. Après cinq ans d’analyses pointues, Valérie constate que son électorat représente une zone tampon entre les électeurs de Macron et de Le Pen. Une sorte de Donbass électoral composé de gens trop à droite pour voter Macron mais trop à gauche pour voter Le Pen.

On parle d’un pactole de 8 % des voix ! Cette cabine téléphonique, il la lui faut ! Enthousiaste, elle en parle fissa à son banquier : « L’idée, c’est de faire une sorte de “en même temps” de droite républicaine non macroniste mais pas non plus nationale ou, pour le dire de manière poétique, l’art de tenter un grand écart dans un lavabo… » Et notre championne en GRS de bidet de poursuivre : « Pour faire sim...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles