Valérie Bacot: Eva Darlan appelle à "respecter, entendre et croire" les victimes de violences conjugales

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Eva Darlan sur BFMTV - BFMTV
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Eva Darlan a réagi ce samedi matin, sur BFMTV, au verdict du procès de Valérie Bacot. Cette dernière, jugée pour avoir tué son mari violent et proxénète, a été condamnée à quatre années de prison dont trois avec sursis. Mais elle ne retournera pas en prison. La comédienne et écrivaine, engagée pour la cause des femmes, a partagé son émotion après les images montrant Valérie Bacot quitter le tribunal sous les applaudissements.

"C'est bouleversant", a confié Eva Darlan sur notre antenne. "On sait ce que sont les violences conjugales mais pourtant en général, la justice ne suit pas (...) Le sujet de ce procès, c'était l'emprise, et maintenant ça y est, on sait ce que c'est et on peut en parler. Il faut continuer dans ce sens. Les femmes sont des victimes, il faut les respecter, les entendre et les croire."

"Parlons, dénonçons, protégeons"

L'actrice a ainsi appelé la population à être vigilante et "faire un signalement dès qu'il y a quelque chose qui ne va pas chez une femme, dans un couple ou une famille".

"Nous sommes tous responsables du silence qui a entouré le malheur de ces femmes, que ce soit Jacqueline Sauvage, Valérie Bacot, ou d'autres", a-t-elle ajouté. "Il y a eu des signalements faits et classés sans suite. Je vous en prie, parlons, dénonçons, protégeons ces femmes que l'Etat ne protège pas".

"Une volonté de ne pas bouger"

Pour Eva Darlan, c'est "le gouvernement qui tient les rênes". "Le gouvernement ne bouge pas, n'a pas bougé. On a demandé un milliard sur quatre ou cinq ans, pour protéger les femmes on ne l'a pas eu. Il y a une volonté de ne pas bouger", a-t-elle déploré.

"Si Éric Jallet [l'avocat général dans le procès de Valérie Bacot, NDLR], un homme de très bonne facture, ne savait pas ce qu'était l'emprise au début du procès, y'a peut-être un petit manque de formation, et c'est ce qu'on demande", a-t-elle poursuivi. "Quand une plainte n'est pas prise en considération et est classée sans suite, y'a peut-être un petit manque de formation. Alors il faut former les métiers de loi et pour cela, il faut un peu d'argent."

Valérie Bacot était accusée d'avoir tué son ex-beau-père, qui l'a violée dès l'âge de 12 ans avant de devenir à la fois son mari et son proxénète. L'affaire a suscité un vif émoi, rappelant le cas de Jacqueline Sauvage, symbole des violences conjugales, condamnée pour avoir tué son mari, puis graciée en 2016.

Article original publié sur BFMTV.com

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