"Je vais retirer 150 euros de mon salaire" : des agriculteurs s'opposent aux zones de non-traitement phytosanitaires qui réduiraient leurs champs

Benjamin Illy, franceinfo

Ils s’opposent aux zones de non-traitement. A partir de lundi 23 septembre et jusqu'à la fin de la semaine, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs annoncent une série d'actions en Île-de-France, dans les Hauts-de-France, en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes. Par petits groupes, les agriculteurs vont organiser des rassemblements le long des routes contre ces ZNT où l'usage des pesticides serait banni sur une distance de 5 à 10 mètres des habitations, comme le souhaite le gouvernement.


D'autres solutions existent selon les agriculteurs


À 29 ans, Quentin le Guillous est agriculteur à Havelu, en Eure-et-Loire. Il dispose de 170 hectares de colza, de blé et d'orge et il fait "trois à quatre traitements dans l'année, assure-t-il. J'utilise régulièrement du glyphosate, mais pas cette année par exemple".

Plutôt qu'une distance de 5 à 10 mètres sans pesticides autour des habitations, Quentin le Guillous a choisi de créer une zone tampon il y a plusieurs années. "J'ai mis cinq mètres de bande d'herbe. On appelle ça une bande tampon, c'est à dire une rupture au bord d'un bois pour les animaux et la biodiversité", dit l'agriculteur. Cependant, cette initiative a tourné à l'échec à cause (...)

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