"Moi je vais clairement voter non" : les Suisses divisés autour du durcissement de leur loi sur le port d’armes

franceinfo
Les Helvètes se prononcent dimanche par référendum sur un éventuel durcissement de la loi sur le port d'armes. Le sujet divise : certains voient dans la mesure une atteinte à l'identité suisse fomentée par l'Union européenne. Avec trois armes pour dix habitants, la Suisse est au 16e rang mondial pour le nombre d'armes par habitant.

Plusieurs millions de revolvers, de fusils, de carabines en circulation. 130 000 personnes pratiquent le tir sportif, une arme dans quasiment chaque maison : bienvenue... en Suisse ! Surarmés, les citoyens suisses décideront dimanche 19 mai s’ils durcissent ou non la loi sur le port d'armes. Le débat fait rage : certains voient dans la mesure une atteinte à l'identité suisse fomentée par l'Union européenne. À 26 ans, Andréa vient souvent exercer sa passion au Swiss Gun Center de Genève. Il fait partie des plus de deux millions de Suisses qui déclarent posséder une arme.

Je suis passionné par les armes. La première chose que j’ai acheté lorsque j’ai eu 18 ans c’est une arme à feu. Pour moi c’est une activité normale !

Andréa

à franceinfo

Problème : personne ne sait combien d’armes sont en circulation. D'où la volonté des autorités de renforcer les contrôles. Mais Andréa votera contre la loi. Comme sa compagne Fiona. "Je suis pour qu’on règlemente davantage, explique-t-il. Mais je trouve que cette loi, telle qu’elle est faite, va restreindre ceux qui se sont officiellement déclarés, comme nous, mais que cette loi ne va pas du tout influencer sur le trafic d’armes."

Pascal tire depuis plus de 25 ans. Cet ancien policier, l'assure, renforcer les contrôles c'est favoriser le trafic : "L’interdiction va favoriser le marché noir ! Les gens réfléchissent déjà à cela ! On a une tradition : si les gens (...)

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