«La vague verte va accentuer les fractures territoriales»

Sire, Benjamin
Le slogan pour les élections municipales de Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV). / GEORGES GOBET/AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE - La victoire des écologistes aux municipales témoigne de la scission entre plusieurs France irréconciliables: celle des progressistes vivant dans les quartiers huppés des grandes villes et celle des catégories populaires, installées dans les zones périurbaines où les questions économiques sont prédominantes, analyse Benjamin Sire.

Benjamin Sire est compositeur et journaliste. Il est membre du Conseil d’Administration du Printemps Républicain.

Une vague verte! Une déferlante écologiste! Le retour de la gauche plurielle! Un PS qui reprend des couleurs!

La presse s’est lancée dans une surenchère de superlatifs pour traduire les résultats du second tour de ces très étranges élections municipales que nous venons de vivre à l’heure où la pandémie de Covid-19 qui les a bouleversées menace encore.

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Si les victoires historiques des écologistes et de leurs alliés, le plus souvent socialistes, dans certaines des plus grandes villes de France, ne souffrent d’aucune contestation en dépit de la très faible participation, elles peuvent également être regardées comme une peinture en trompe l’œil, témoignant bien davantage d’une scission croissante entre plusieurs France irréconciliables que d’un regain véritable pour les idées portées par les partis de la gauche.

En se référant à une infographie publiée le lundi 29 juin par le journal Le Monde, portant sur les résultats dans les communes de plus de 30.000 habitants, on se retrouve en réalité dans une situation assez proche de celle des élections de 2014, qui s’était soldées par une large victoire des acteurs de la droite traditionnelle et une percée du Rassemblement national.

Bien évidemment, les résultats dans les grandes villes sont édifiants et tendent à retenir l’attention des observateurs, mais ils sont surtout le reflet de différences sociologiques de plus en plus importantes entre les diverses composantes du corps électorale en (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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