Vague de suicides, surpopulation... Comment expliquer le malaise grandissant à la prison de Fleury-Mérogis ?

franceinfo
Onze détenus se sont donné la mort depuis le début de l'année dans la plus grande prison d'Europe. Pour l'Observatoire national des prisons, la surpopulation endémique des centres de détention empêche la prise en charge adaptée des détenus fragiles. 

Dix hommes et une femme. Depuis le début de l'année 2018, onze détenus ont mis fin à leurs jours à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). La dernière personne à être passée à l'acte est un homme de 48 ans qui purgeait une peine de deux mois de prison pour des faits de violence. Mardi 7 août, il "a été retrouvé vers 7 heures, pendu dans sa cellule avec ses draps", a expliqué le parquet.

Face à cette inquiétante série, le parquet d'Evry a annoncé à franceinfo qu'une "réflexion allait être menée en septembre entre les services du parquet, l’administration pénitentiaire et les professionnels" afin de déterminer d'éventuels "points d’amélioration dans la prise en charge". De leur côté, les syndicats déplorent le manque de personnel dans le centre pénitentiaire le plus peuplé d'Europe, avec 4 500 détenus.

Onze suicides depuis janvier

Depuis le 1er janvier 2018, la maison d'arrêt fait face à une inquiétante série de suicides. Le nombre record de victimes, onze détenus, dépasse à lui seul les chiffres de l’an dernier sur l’ensemble des établissements pénitentiaires de la région parisienne. Une enquête judiciaire a été ouverte après chaque suicide, comme le veut la procédure. Les surveillants concernés ont été entendus ainsi que les codétenus des défunts. Ces derniers ont été autopsiés. Mais les résultats ne sont pas dévoilés publiquement, ce que (...)

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