Vague de gel : avec moins de travail, les postes des saisonniers sont menacés

Sur une parcelle de six hectares de vigne dans l’Hérault, une semaine après le coup de gel, Jean-Pascal Pelagatti, viticulteur, doit dire adieu à sa première cuvée de blanc. Outre ses salariés permanents, il envisageait d’embaucher cinq ou six personnes en plus pour les vendanges. Pour beaucoup de cultures, même constat : les travailleurs saisonniers pourraient bien être les victimes de cette vague de froid. Tenter de conserver les emplois En effet, chez Michel Vicq, les vignes et les arbres fruitiers ont été atteints. L’intéressé va avoir très peu de cerises à ramasser. Alors, il n’a aucun intérêt à embaucher une personne de plus. Il se contentera de ses deux salariés permanents. De façon générale, Michel Vicq pense que les saisonniers vont être à 50 % utiles cette année. D’autres producteurs tentent de préserver les postes saisonniers, à l’instar d’Alain Delmas qui ouvre 20 à 30 postes en haute saison. "On diminue le nombre d’heures effectuées par chaque salarié", explique-t-il. Il va également augmenter les jours de repos pour conserver les postes de tout le monde.