Vague de gel : le gouvernement déclenche le régime de calamité agricole pour soutenir les agriculteurs

Des bourgeons flétris, des fruits noircis et des arbres figés par la glace : la semaine n'a pas été tendre avec les agriculteurs. Aucune région de l'Hexagone n’est épargnée par la vague de gel. Un arboriculteur, près de Valence (Drôme), avait investi 15 000 euros en bougies pour tenter de protéger ses abricots, en vain : 70% de sa récolte est perdue. "On a tous le droit de travailler, et tout simplement de récolter les fruits de son travail et d'en vivre un minimum", commente Aurélien Esprit. La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, s'est rendue dans la matinée du vendredi 9 avril sur une exploitation viticole très impactée, dans la Drôme. L'exploitant a été surpris par les températures extrêmes. "Je ne comprends pas, c'est terrible. Je ne pensais pas qu'on pouvait descendre autant, commente Jonathan Almeras, vigneron à Livron-sur-Drôme. Mentalement on s'était préparé, mais pas autant." Des pertes historiques Le gouvernement a annoncé la mise en œuvre du régime de calamité agricole, pour les cultures qui ne sont pas assurées. Pas suffisant selon la FNSEA. "Ce qui est prioritaire pour l'instant, c'est de trouver des mesures de traitement de trésorerie, des reports de cotisations sociales, des annulations de taxes sur le foncier non-bâti", estime Christiane Lambert, évoquant par ailleurs "d'autres dispositifs" en discussion avec le gouvernement. S'il faudra plusieurs jours pour chiffrer l'étendue des dégâts, les pertes s'annoncent déjà historiques.