Vague de froid : face au gel, les agriculteurs se démènent pour protéger les cultures

Dans le Loiret, des vergers en fleurs sont comme figés dans la glace. Ce n'est pas l'effet du gel, mais bien une protection pour tenter de sauver les futures productions de pommes ou de cerises. Les aspersoirs noient en effet les bourgeons sous une pluie fine. "L'eau en tombant (…) gèle, et au moment où elle gèle, elle libère des calories qui vont se diriger à l'intérieur de la pellicule de glace, explique Nicolas Gidoin, arboriculteur. La fleur (…) a moins froid à l'intérieur de la glace, comme un esquimau dans son igloo." Des dépenses supplémentaires En Bourgogne, à Chassagne-Montrachet (Côte-d-Or), une lueur d'espoir réchauffe la nuit froide. Au chevet de ses vignes, Jean-Christophe Gutrin allume des bougies de paraffine pour tenter de sauver les jeunes bourgeons. "La température est tombée à -1,5 degré, donc c'est préférable d'allumer, on a de la chance, il n'a pas plu cette nuit", commente le viticulteur. La lutte est devenue récurrente ces dernières années, et elle engendre des dépenses supplémentaires pour les vignerons. Ces derniers sont en effet forcés d'investir dans des centaines de bougies ou des ventilateurs géants, afin de gagner quelques degrés lorsque le gel menace. Les températures devraient encore chuter durant les deux prochaines nuits.