Vaccins versus variants : la course contre la montre

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Dans le pari présidentiel du non-reconfinement, un élément a sans doute pesé : l'espoir que l'accélération de la vaccination pourrait freiner (un peu) l'avancée des variants, cette épidémie dans l'épidémie venue tuer l'espoir d'un épilogue à l'été. Autant dire que, avec une courbe des hospitalisations toujours en forme de haut plateau légèrement descendant, la pression s'est maintenue, ces derniers jours, sur les chevilles ouvrières de l'opération vaccination. Samedi soir, le compteur national affichait 2.248.531 premières injections effectuées depuis le 27 décembre (639.899 secondes). Et plus de 170.000 l'ont été durant la seule journée de vendredi, bien plus que les piètres dizaines des premiers jours. "On est sur un rythme croissant", se félicite-­t-on au ministère de la Santé, où l'on annonce que plus de 1 million de nouveaux rendez-vous s'ouvriront en début de semaine.

La France se hâte, certes, mais lentement. Loin des performances affichées par le Royaume-Uni, où plus 13,5 millions de personnes ont déjà reçu une première dose du vaccin AstraZeneca-Oxford ou ­Pfizer-BioNTech (525.000 ont reçu les deux injections). Et ces jours derniers encore, des médias ­régionaux ont relaté des fermetures ponctuelles de centres faute de doses, des rendez-vous inexistants, des inégalités supposées de livraisons entre départements d'une même Région.

"On a toujours des arrivées au compte-gouttes, on reste en situation de pénurie, assène Jacques ­Battistoni, le président du syndicat de g...


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