Vaccins : organiser le fiasco en trois leçons

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Emmanuel Macron pouvait-il encore ne pas suspendre la vaccination par le produit d’AstraZeneca à partir du moment où l’Allemagne choisissait de le faire ? Il était acculé. À tout le moins, il eût pu s’y préparer s’il n’avait, une fois de plus, cédé à la consternante illusion d’un " couple franco-allemand ".

Parfois, le sort semble s’acharner. Mais les mauvaises langues diront que la malchance, paradoxalement, ne relève pas du hasard et que les fléaux du ciel ne s’abattent que sur ceux qui n’ont pas pris soin de s’en protéger. Emmanuel Macron pouvait-il encore ne pas suspendre la vaccination par le produit d’AstraZeneca à partir du moment où l’Allemagne choisissait de le faire ? Il était acculé. À tout le moins, il eût pu s’y préparer s’il n’avait, une fois de plus, cédé à la consternante illusion d’un " couple franco-allemand ". " Nous étions d’accord pour attendre l’avis de l’Agence européenne du médicament (AEM) avant toute suspension ", s’insurgent les Français incrédules. Comme si Angela Merkel n’avait pas prouvé à chaque occasion que, au pied du mur, quand la politique intérieure ou les intérêts des citoyens allemands l’exigent, elle s’assied systématiquement sur ses engagements vis-à-vis de son voisin et féal (le bras de fer engagé sur l’avion et sur le char " du futur " prouve à quel point nos sympathiques alliés sont décidés à nous tailler des croupières sans le moindre état d’âme). Sur ce point-là également, l’épidémie du Covid-19 aura achevé de ringardiser...

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