Les vaccins obligatoires peuvent maintenant être injectés en pharmacie

Une femme recevant une dose de vaccin dans une pharmacie, le 19 octobre à Paris.

Tétanos, rougeole, oreillons, rubéole… Les onze vaccins obligatoires en France sont désormais accessibles en pharmacie, en plus de ceux contre la grippe et le Covid-19.

SANTÉ - Une corde de plus à l’arc des pharmacies. Depuis ce lundi 7 novembre, les officines peuvent vous administrer tous les vaccins obligatoires en France. Il ne vous sera plus nécessaire, même si cela reste tout à fait possible, de vous rendre chez votre médecin traitant pour obtenir une injection d’un des vaccins présents sur la liste des vaccinations obligatoires.

Si elles étaient déjà autorisées à administrer ceux contre la grippe et le Covid-19, les pharmacies de France ajoutent donc onze nouveaux vaccins à la liste des vaccinations réalisables chez elles. Parmi eux, on compte : la poliomyélite, la coqueluche, les papillomavirus humains, la diphtérie, le tétanos, les méningocoques de sérogroupes A, B, C, Y et W et ceux contre la rage, comme il est possible de le consulter sur le site de l’Ordre national des pharmaciens.

Seule condition nécessaire pour l’administration d’un ou plusieurs de ces vaccins : une prescription médicale pour les mineurs de moins de 16 ans dont la vaccination est recommandée, ainsi que les adultes pour qui la vaccination est également préconisée.

Cette décision fait suite à la volonté de la Haute autorité de santé d’offrir une meilleure couverture vaccinale dans l’Hexagone et plus d’autonomie pour la profession, qui percevra d’ailleurs un honoraire pour l’administration de ces vaccins. L’administration d’une dose rapportera 7,50 euros au pharmacien. Ce tarif devrait augmenter dès le 1er janvier 2023, pour passer à 9,50 euros. D’autant plus que le droit de prescription des vaccins deviendra possible pour les pharmacies à cette même date.

Plus d’autonomie, moins de temps

Reste maintenant à s’adapter à cette nouvelle mission. Comme le rapporte France Bleu, « cette tâche supplémentaire » doit trouver sa place entre les nombreuses autres missions des pharmacies, largement mises à contribution avant l’arrivée de l’hiver et des épidémies de grippes notamment.

« C’est encore un gros challenge à relever » explique Louis Bosson, pharmacien à Montélimar et président de la CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé porte de Provence), au micro de France Bleu. « Sachant qu’on est déjà bien occupés en ce moment avec la vaccination contre la grippe, les dépistages du Covid ou pour le cancer colorectal. Mais pour toutes ces missions il faut dégager du temps ».

Avec cette décision, les pharmaciennes et pharmaciens reconnaissent toutefois la mise en valeur de leur « rôle de professionnel de santé ». Mais avec les difficultés de recrutement et les problèmes de sous-effectifs dans le secteur, il paraît certain pour Louis Bosson que de nombreux établissements « ne pourront pas se lancer dans cette nouvelle mission ».

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