Vaccins : Macron finalement d'accord pour une suspension des brevets

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En visite à Pretoria, Emmanuel Macron a rappelé lors d'un point de presse que son objectif était de mettre en place des transferts de technologie rapide pour installer au plus vite des capacités de production de vaccins en Afrique.

Emmanuel Macron s'est finalement dit d'accord vendredi pour demander une levée temporaire des brevets des vaccins anti-Covid, si cela est nécessaire pour permettre des transferts de technologie de production dans les pays pauvres, une prise de position applaudie par l'Afrique du Sud. En visite à Pretoria, le président français a rappelé lors d'un point de presse que son objectif était de mettre en place des transferts de technologie rapide pour installer au plus vite des capacités de production de vaccins en Afrique. Il devait d'ailleurs annoncer dans l'après-midi des accords d'investissement, notamment avec le laboratoire sud-africain Aspen. Mais il a aussi reconnu que «les brevets ne doivent être en rien un frein».

Un souhait d'exemptions sur les brevets

Il a souhaité en première solution des «exemptions» sur les brevets, sur le modèle de celles décidées pour les traitements anti-Sida (permettant aux pays en crise de fabriquer des médicaments génériques moins chers, ndlr). Mais «nous n'arrivons pas à mettre en place ces exemptions» à l'OMC (Organisation mondiale du Commerce) pour le Covid, a-t-il reconnu.

«Je suis pragmatique», a-t-il poursuivi, «s'il apparaît clairement que cela ne peut pas fonctionner, le président Ramaphosa propose quelque chose qui peut être fait en parallèle, et je le soutiendrai, c'est un "waiver", c'est-à-dire une levée des règles de propriété intellectuelle sur tous les vaccins Covid le temps de la crise». «En aucun cas la propriété intellectuelle ne peut et ne doit faire obstacle au transfert de technologie», a-t-il dit. «Nous avons d'ailleurs décidé ensemble de porter une initiative commune sur ce sujet au G7» de juin, a annoncé le président français. Ce ralliement au «waiver» réclamé par(...)


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