Vaccins: Macron défend la stratégie européenne mais veut tout faire pour que "ça aille plus vite"

Clément Boutin
·2 min de lecture
Emmanuel Macron après un conseil de défense franco-allemand ce vendredi. - BFMTV
Emmanuel Macron après un conseil de défense franco-allemand ce vendredi. - BFMTV

"Nous sommes au milieu de la bataille". Ce vendredi, à l'issue d'un conseil de défense franco-allemand avec la chancelière allemande Angela Merkel, Emmanuel Macron a affiché son soutien à la stratégie européenne d'approvisionnement en vaccins anti-Covid. Il a également répondu aux critiques qui ont pu être émises la concernant.

"L'Europe est l'endroit du monde où l'on a acheté le plus de vaccins, sécurisé le plus de doses et où l'on produit sur un même espace le plus de vaccins ensemble. (...) Je soutiens totalement l'approche européenne que nous avons eue. Que dirions-nous aujourd'hui si la France et l'Allemagne étaient en compétition sur les vaccins, à acheter ou à produire? Ce serait des scènes de désordre et ce serait contre-productif économiquement et sanitairement. Nous ne sortirons de cette épidémie qu'en Européens, quand nous aurons vacciné suffisamment de nos populations"

Le chef de l'État a assuré qu'ils n'avaient pas anticipé "un succès si rapide et si sûr sur les vaccins ARN messagers".

"On fera tout pour que les choses aillent plus vite"

Emmanuel Macron a assuré souhaiter, tout comme Angela Merkel, "que les choses aillent plus vite" et qu'ils feront "tout pour qu'elles aillent plus vite au maximum".

"Ces dernières semaines on a beaucoup accéléré les choses pour sécuriser les productions en Europe, sécuriser les achats, mener les audits, avoir de la production supplémentaire en demandant à tous les industriels sur nos sols qui ne produisaient pas les vaccins utiles de convertir leurs sites pour produire ces vaccins et d'ores et déjà ensemble préparer la production des vaccins d'automne-hiver", a-t-il encore affirmé.

Selon le locataire de l'Élysée, l'Union européenne a "inventé une politique qui n'existait pas", la santé "n'étant pas normalement une compétence communataire".

Article original publié sur BFMTV.com