Vaccins en littérature : "Pour que le récit touche au but, le remède doit être encore à concevoir"

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La campagne de vaccination contre le Covid-19 suit son cours en France. Comment le vaccin est-il représenté en littérature, quelle efficacité peut avoir l’action humaine face à l’épidémie en fiction ? Quels rapports l’homme entretient-il avec la maladie, notamment à travers la figure du médecin ? Entretien avec Aurélie Palud, chercheuse en littérature et spécialiste des récits d’épidémie.

Marianne : Les récits d’épidémie ne manquent pas en littérature : La Peste, L’Amour au temps du choléra, Le Hussard sur le toit, La Quarantaine… Comment la figure du médecin y est-elle présentée ?Aurélie Palud : Difficile de généraliser : il y a quasiment autant de figures de médecins qu’il y a de récits d’épidémie. Certaines sont franchement discréditées : c’est le cas dans La Quarantaine de J.M.G. Le Clézio (1995), où le médecin, Jacques, est non seulement impuissant à lutter contre l’épidémie mais aussi porteur d’une vision archaïque des choses, bourré de préjugés sur la culture indienne, hostile envers la population locale et renfermé sur lui-même. À l’inverse, L’Amour au temps du choléra, de Gabriel Garcia Marquez (1985), est un exemple de valorisation de la figure du médecin, qui apparaît comme un contre-pied à toutes les superstitions qui agitent le pays : homme formé au milieu des plus grands, dont le devoir est d’apporter les lumières de la science et de la technologie malgré la résistance rencontrée dans la population. Enfin, certains médecins sont présentés comme...

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