Vaccins : l'exécutif face à une tempête politique

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Les lenteurs de la campagne française de vaccination contre la Covid-19 suscitent la colère des oppositions de tous bords, et l'incompréhension de certains scientifiques.

Emmanuel Macron avait tenté d'éteindre la polémique sur la stratégie vaccinale de la France lors de son allocution du 31 décembre. «Je ne laisserai pas (...) une lenteur injustifiée s’installer : chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner. De manière sûre et dans le bon ordre, en commençant par ceux qui présentent le plus de risques», avait déclaré le chef de l'Etat, dans ce qui semblait être un désaveu pour le ministre de la Santé Olivier Véran. Quelques heures avant les vœux du Président, celui-ci avait d'ailleurs annoncé dans plusieurs tweets un bouleversement du calendrier de vaccination, avec une possibilité pour les soignants âgés de plus de 50 ans de se faire vacciner dès ce lundi 4 janvier, plusieurs semaines avant la date initialement prévue. En quelques heures, la lenteur «assumée» par le ministre quelques jours plus tôt avait donc été remisée.

Au 1er janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées en France, d'après le ministère de la Santé. En Allemagne, selon l'institut Robert Koch, 238 809 personnes ont reçu une dose de vaccin au 3 janvier, dont plus de 40 000 sur les dernières 24 heures.

La controverse est d'abord venue des chercheurs. Le généticien Axel Kahn, qui compte parmi ceux qui réclament avec le plus de vigueur une accélération, a publié samedi une tribune au vitriol, dénonçant un «désastre au démarrage». La semaine dernière, l'Académie de médecine avait rejoint le chœur des scientifiques sceptiques quant à la stratégie de l'exécutif. «La campagne nationale d’immunisation contre la Covid-19 doit être exemplaire dans un pays qui a tant contribué à l’élimination des maladies infectieuses par la vaccination», appelait l'Académie dans un communiqué jeudi dernier.

"Scandale(...)


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