Ces vaccins anti-Covid étaient très attendus, ils arrivent enfin

La Haute autorité de Santé a approuvé les nouveaux vaccins contre le coronavirus dit « bivalents » déjà validés par L’Agence européenne du médicament (EMA).

COVID-19 - L’automne pointe son nez, et avec lui, le retour de la pandémie de Covid-19, comme les chiffres de la mi-septembre semble le montrer. Mais une bonne nouvelle accompagne également cette rentrée. La Haute Autorité de Santé (HAS) vient d’approuver mardi 20 septembre l’utilisation des nouveaux vaccins « bivalents » sur le marché français. Une décision qui fait suite à l’approbation de l’Agence européenne du médicament (EMA) quelques jours plus tôt.

Pourquoi « bivalents » ? Car ce nouveau sérum devrait protéger non seulement contre la souche initiale du SARS-CoV-2, mais aussi celle du variant Omicron et de sous-variants BA.4 et BA.5. Cette nouvelle génération de vaccins très attendus proposés par les laboratoires Pfizer et Moderna sera donc disponible pour une campagne de rappel massive avant l’hiver.

Petite précision, l’efficacité du vaccin Moderna était en déclin face au sous-variant BA.2 (52,4 %) mais aussi pour les sous-variants BA.4 et BA.5 (56,8 %, 59,9 %). Selon un communiqué de Moderna paru le 8 juin 2022, les résultats de ce nouveau vaccin bivalent sont prometteurs. Des tests ont été effectués sur 437 personnes, la moitié des personnes a reçu en rappel vaccinal le vaccin contre le virus initial, et l’autre moitié s’est vu injecter ce nouveau vaccin bivalent. Un mois après l’injection, les personnes vaccinées avec la nouvelle souche présenteraient des anticorps 8 fois plus élevés que les autres.

Quand ce vaccin arrivera-t-il en France ?

Ce vaccin devrait ainsi être disponible dès le mois d’octobre en France pour les personnes âgées de plus de 12 ans, et ayant déjà reçu au moins une dose de vaccin auparavant. Pour ce vaccin bivalent, il ne sera pas nécessaire de recommencer un schéma vaccinal et comme pour les précédents, il vous sera possible de choisir entre Pfizer et Moderna.

Pour le moment, ce rappel est entièrement facultatif et n’est ouvert qu’à certains publics. Le pass sanitaire n’est plus utilisé en France depuis le 14 mars, et il n’est pas prévu de contraintes à l’encontre de ceux qui choisiraient de ne pas se faire vacciner. A priori, pas de files d’attente à l’horizon si l’on s’appuie sur la dernière campagne de rappel : depuis la mi-juillet, la quatrième dose de rappel est ouverte aux personnes les plus fragiles et au plus de 60 ans. Or, selon Santé Publique France, seulement 35,1 % des Français de 80 ans et plus avaient reçu cette 4e dose au 1er septembre.

Interviewé par Le HuffPost, Bruno Lina, virologue et membre du Conseil scientifique, suggère pourtant d’aller au plus vite : « Une reprise rapide de la circulation du virus à l’automne reste inévitable. Donc plus on vaccine tôt, plus nous serons protégés avant ce rebond. Le problème est que ce vaccin sera disponible au moment où l’épidémie va connaître une accélération, comme déjà observé les deux hivers précédents ».

Ne pas forcément attendre ce vaccin pour le rappel

« Rien n’est pour le moment certain mais ces vaccins bivalents pourraient réduire de 40 à 50 % le risque de transmission, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent », indique le spécialiste. Une campagne réussie pourrait alors permettre de casser la redoutée huitième vague avant qu’elle ne fasse exploser à nouveau le nombre de cas.

Sur le terrain, les chiffres du Covid n’incitent pour le moment pas à des mesures drastiques. Le taux d’incidence reste bas à 180 pour 100 000 personnes, bien que repartant à la hausse. Il reste pour le moment simplement recommandé de se faire vacciner. « Ce nouveau vaccin adapté devrait contribuer à maintenir une protection optimale contre le COVID-19 à mesure que le virus évolue » précise l’EMA dans son rapport.

Selon le virologue pourtant, le plus important reste le rappel en lui-même, plus encore que la nouveauté présente dans le flacon. Pour rappel, dès 3 mois la protection apportée du vaccin diminue, et une écrasante majorité de la population a été vaccinée avant l’été. « Le plus important est de faire un rappel très vite selon la couverture vaccinale de chacun pour une bonne protection cet hiver », avance ainsi le spécialiste.

Mais attention, il n’est pas forcément opportun d’attendre que ces vaccins bivalents arrivent dans les centres de vaccinations. Pour les plus fragiles, l’essentiel est de ne pas laisser le taux d’anticorps baissés en attendant trop longtemps, avertit Bruno Lina. « Il serait intéressant pour les personnes au contact de personnes malades ou fragiles d’attendre ce vaccin si leur couverture vaccinale est encore bonne. Mais pour les plus fragiles, le message est très clair, il ne faut pas attendre » rappelle Bruno Lina.

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