Vaccins : « Quand un État ne se repose pas sur ses territoires, il faiblit »

Propos recueillis par Olivier Pérou
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À gauche, le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard. À droite, celui de la région Grand Est Jean Rottner.
À gauche, le président de la région Bretagne Loïg Chesnais-Girard. À droite, celui de la région Grand Est Jean Rottner.

Il est le président de la région Grand Est, l'une des plus touchées par l'épidémie de Covid-19 depuis près d'un an. Son homologue dirige, lui, la Bretagne, l'un des territoires les moins affectés par le virus. Jean Rottner est de droite, Loïg Chesnais-Girard de gauche. Le premier a dénoncé « un scandale d'État » face à la lenteur de la campagne de vaccination. Le second n'a eu de cesse de tancer le manque de confiance accordé par Emmanuel Macron aux territoires depuis 2017. Aujourd'hui, les deux élus n'ont jamais autant été sur la même longueur d'onde. La raison ? Une crise sans précédent qui a vu les malades de l'est de la France accueillis dans les hôpitaux bretons. La faute aussi à un gouvernement à qui ils reprochent, unanimement, le manque d'écoute et l'absence de concertation. Masques, tests, vaccins? Pour les deux hommes, « Emmanuel Macron prend des risques » en ignorant les régions.

Quelle est la situation sanitaire dans vos régions respectives ?

Jean Rottner : Sur neuf départements, j'en ai huit qui sont en couvre-feu dès 18 heures. Il ne reste que l'Aube qui est encore épargné, mais la tendance est claire : une augmentation progressive et bien réelle de l'épidémie.

Loïg Chesnais-Girard :La situation en Bretagne est beaucoup plus enviable que ce que vivent nos amis du Grand Est. Nous sommes dans une région qui n'a jamais vécu de flambée épidémique, mais plutôt des moments où nous avions des clusters, des montées dans les métropoles. Globalement, la B [...] Lire la suite