Les vaccins à ARNm diminuent drastiquement le risque d'être infecté par le coronavirus

Julie Kern, Rédactrice scientifique
·2 min de lecture

Pfizer et Moderna ont su utiliser les ARN messager (ARNm) pour élaborer un vaccin contre la Covid-19 efficace et sûr en un temps record. Les deux formules, assez comparables en matière d'efficacité et de sûreté, ont été les premières à être administrées en Europe. Si les essais cliniques ont démontré la capacité de ces vaccins à prévenir les formes symptomatiques de la Covid-19, ils n'ont pas testé leurs effets sur les formes asymptomatiques et sur le risque d'infection. Selon une étude du Centers of Disease Control and Prevention (CDC), le nombre de cas de coronavirus pour 1.000 personnes diminue considérablement chez les personnes vaccinées, même après une seule dose.

Les vaccins à ARNm stimulent l'immunité grâce à des molécules d'ARN qui codent pour la protéine S du SARS-CoV-2. © vchalup, Adobe Stock
Les vaccins à ARNm stimulent l'immunité grâce à des molécules d'ARN qui codent pour la protéine S du SARS-CoV-2. © vchalup, Adobe Stock

Les vaccins à ARNm diminuent drastiquement le risque d’être infecté

Entre le 14 décembre 2020 et le 13 mars 2021 et dans huit villes de plusieurs États américains, le CDC a mené son étude auprès de 3.950 personnes travaillant dans le domaine de la santé ou en contact direct avec la population, et qui n'ont jamais été infectées. Durant cette période, 2.479 personnes ont été pleinement vaccinées avec le vaccin de Pfizer ou de Moderna, 477 n'ont reçu qu'une dose de l'un des deux, le restant n'a pas été vacciné. Toutes les semaines, le CDC a fait parvenir aux participants un kit de RT-PCR pour qu'ils se dépistent, peu importe leur statut symptomatique.

Quelles sont les différences entre les vaccins Moderna et Pfizer ?

Les résultats de cette étude indiquent que les vaccins Pfizer ou Moderna protègent contre les formes graves de la maladie, comme cela a été démontré dans les essais cliniques, mais aussi contre les infections. Dans la population pleinement vaccinée, c'est-à-dire quinze jours après la deuxième dose, il y a eu 0,04 infection pour 1.000 personnes. Dans la population partiellement vaccinée, c'est-à-dire quinze jours après la première dose, il y a eu 0,19...

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