Vacciner les migrants de Calais et Grande-Synthe? Encore faut-il qu'ils aient accès aux soins

Jade Toussay
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Dans la région du Calaisis, seulement 8 cas de coronavirus ont été enregistrés par les migrants depuis le début de l'épidémie. Mais pour les personnes qui survivent dans les campements de fortune, l'épidémie est loin d'être leur principale préoccupation. (photo prise à Calais le 7 avril 2020, pendant le 1er confinement, où une personne qui avant tenté de traverser la Manche est interpellée par la police -  BERNARD BARRON / AFP) (Photo: AFP)
Dans la région du Calaisis, seulement 8 cas de coronavirus ont été enregistrés par les migrants depuis le début de l'épidémie. Mais pour les personnes qui survivent dans les campements de fortune, l'épidémie est loin d'être leur principale préoccupation. (photo prise à Calais le 7 avril 2020, pendant le 1er confinement, où une personne qui avant tenté de traverser la Manche est interpellée par la police - BERNARD BARRON / AFP) (Photo: AFP)

IMMIGRATION - Respecter les gestes barrières pour freiner la propagation du Covid. Oui, bien sûr... lorsqu’on peut se le permettre. Dans les campements et hébergements de fortune des migrants à Calais et Grande-Synthe, la crise du coronavirus et la question de la vaccination n’est que l’énième illustration d’un problème récurrent bien plus vaste: l’accès aux soins et à l’hygiène encore bien trop insuffisant pour ces populations.

Sans surprise, l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur “les conditions de vie des migrants à Calais et Grande-Synthe” rendu public ce jeudi 11 février dresse un triste constat: “L’accès des personnes exilées aux services essentiels est insuffisant ou inadapté, en particulier en ce qui concerne l’effectivité des accès à l’eau et à la nourriture, à l’hygiène, à la santé, aux moyens de communication et surtout à un hébergement digne.”

Exposés au virus depuis près d’un an, avec en plus, ces derniers jours, une vague de froid dont les conséquences pourraient être terribles, les migrants de Calais et Grande-Synthe sont considérés par de nombreux observateurs comme des personnes d’autant plus vulnérables.

“Ce sont des gens stressés, sous-alimentés, avec un accès aux droits restreints, ils sont de plus en plus isolés et n’ont pas les moyens d’être en bonne santé. Ils doivent être considérés comme fragiles”, estimait ainsi mi-janvier auprès de l’AFP Carine Rolland, membre du conseil d’administration de Médecins du monde. Sur la même ligne, la Haute autorit&ea...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.