Vaccination: Israël recule sur la quatrième dose, sauf pour les personnes immunodéprimées

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Une femme se faisant vacciner à Tel-Aviv en Israël, le 5 juillet 2021 - JACK GUEZ / AFP
Une femme se faisant vacciner à Tel-Aviv en Israël, le 5 juillet 2021 - JACK GUEZ / AFP

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Dans un tweet daté du 21 décembre, le Premier ministre israélien Naftali Bennett déclarait: "J'ai donné l'ordre de préparer immédiatement l'injection d'une quatrième dose de vaccin. [...] Le monde nous suivra". Quelques jours après cette déclaration volontariste, l'enthousiasme autour d'une seconde dose de rappel semble néanmoins être retombée dans l'Etat hébreu.

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a décidé d'attendre des données consolidées concernant le bénéfice d'un deuxième rappel contre le Covid-19, et donc de ne pas autoriser dans l'immédiat l'injection d'une quatrième dose aux personnes de plus de 60 ans et au personnel soignant, comme cela était initialement prévu. L'autorisation a uniquement été donnée pour les personnes immunodéprimées, qui peuvent dès ce vendredi recevoir leur quatrième dose dans le pays.

Attendre des données consolidées

L'annonce de Naftali Bennett avait pourtant suivi les recommandations de deux comités d'experts, le comité consultatif sur les vaccins et le comité d'actions en cas de pandémie, avançant que comme pour les précédentes doses, l'immunité procurée par la troisième diminuait avec le temps.

Mais l'annonce du Premier ministre, qui ne reposait sur aucune étude clinique solide, a été critiquée par la communauté scientifique du pays, à l'image du docteur Dror Mevorah, estimant auprès des Echos que "le fait que nous ayons été les premiers à administrer un troisième vaccin ne signifie pas qu'un quatrième est nécessaire sans fondement scientifique".

Une étude clinique lancée lundi

Nachman Ash attend notamment les résultats d'une étude clinique, lancée lundi dans le centre hospitalier Sheba, près de Tel Aviv. 150 membre du personnel hospitalier ont reçu une quatrième dose.

Gili Regev-Yochay, la directrice du service épidémiologique de l'établissement, avait présenté cette recherche comme "très importante, car dans quelques jours, nous aurons des premiers résultats sur la sûreté de la quatrième dose, et nous en saurons plus pour savoir si les personnes immunodéprimées pourront la recevoir".

Ces premiers résultats, dorénavant attendus pour étendre ou non la quatrième dose, devraient être connus d'ici une quinzaine de jours.

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Le rétropédalage effectué par l'Etat hébreu s'explique par l'importante défense immunitaire apportée par une troisième dose de vaccin. En effet, une étude évoquée par le ministère de la Santé israélien établie qu'une personne vaccinée trois fois contractant le virus possède un taux d'anticorps très élevé, lui permettant de le combattre efficacement, mais également de possibles nouvelles souches.

Israël fait actuellement face à une cinquième vague de contaminations, liée au variant Omicron, qui serait plus contagieux mais moins dangereux. De quoi susciter l'espoir d'une prochaine immunité collective, dans ce pays où 4 des 9 millions d'habitants ont déjà reçu leur première dose de rappel.

Article original publié sur BFMTV.com

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