Vaccination des enseignants : "Il y avait une attente si ce n’est une impatience"

Emmanuel Macron a annoncé mardi 23 mars dans le Nord que les enseignants pourraient être vaccinés contre le Covid-19 dans un mois. Avant cette annonce, "nous étions confrontés à la complexité de faire fonctionner le système éducatif avec un protocole compliqué et une tension qui s’exerçait sur les élèves et les enseignants. Tout le monde comprend bien qu’il fallait passer à une vitesse supérieure et la vaccination apparait comme la solution pour maintenir les écoles ouvertes dans la durée", commente mardi soir sur franceinfo Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN). La logistique doit être "regardée rapidement" "Il y avait une attente si ce n’est une impatience. C’est aux scientifiques de dire quels sont les enseignants les plus exposés, ceux de maternelle ou ceux de lycée", ajoute-t-il. "Ce serait difficile de faire endosser la responsabilité de la vaccination aux chefs d’établissement", juge le syndicaliste. Concrètement, "il y a une question de choix d'infrastructures et de logistique qu’il va falloir regarder rapidement surtout que l’objectif de mi-fin avril tombe au moment des vacances de printemps. Il faudra étudier le cas de l’ensemble du personnel, car quelles que soient nos fonctions, nous sommes tous en face d’élèves", affirme Philippe Vincent.