Sur la vaccination des enfants, Véran parle d'une décision en 2022

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Une enfant reçoit sa première dose de vaccin le 8 novembre 2021 aux États-Unis. (Photo: via Associated Press)
Une enfant reçoit sa première dose de vaccin le 8 novembre 2021 aux États-Unis. (Photo: via Associated Press)

VACCINATION - Après les États-Unis et Israël, la France va-t-elle aussi faire vacciner les enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19? Le débat fait déjà l’actualité depuis plusieurs semaines, mais le gouvernement ne prendra pas de décision avant début 2022, indique le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans une interview accordée à Ouest-Francece mercredi 16 novembre.

“La position de la France est d’attendre l’avis de l’Autorité européenne du médicament, qui devrait statuer en décembre. Si l’Autorité européenne du médicament nous dit que le vaccin est sûr et efficace chez les 5-11 ans, alors la Haute Autorité de santé et, le Comité d’orientation de la stratégie vaccinale auront à se prononcer. Ce sera sans doute d’ici au début d’année 2022”, détaille-t-il.

Avant les enfants, les tranches d’âges plus âgées sont jugées prioritaires par le gouvernement. Les plus de 65 ans auront l’obligation de recevoir une troisième dose pour valider leur pass sanitaire à partir du 15 décembre. Et si les 50-64 ans pourront également recevoir une troisième dose en décembre, celle-ci n’est pas encore conditionnée pour la validité du pass sanitaire. “Nous n’avons pas pris cette décision aujourd’hui”, précise le ministre, ajoutant qu’une telle mesure sera conditionnée aux “conditions de circulation du virus à ce moment-là”.

“Aucun confinement n’est prévu”

L’inquiétude monte en France alors que l’Europe est confrontée à une nouvelle vague de contaminations et à une montée des hospitalisations. La circulation du virus accélère, “de l’ordre de 30 % à 40 % d’augmentation par semaine” et “nous sommes très clairement dans un démarrage de vague”, souligne encore Olivier Véran dans le quotidien régional.

Signification des différents indicateurs
- Taux d’incidence: c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
- Taux de positivité: c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses.
- Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19: C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
- Entrées en réanimation et nouvelles hospitalisations: moyenne lissée sur 7 jours des personnes entrant à l’hôpital
- Décès à l’hôpital: Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.
- R effectif: cet indicateur représente le “taux de reproduction du virus” réel, c’est-à-dire le nombre de personnes infectées par un cas contagieux. Il est calculé par des épidémiologistes et a lui aussi un délai important.

Interrogé sur le risque de saturation des hôpitaux, il rappelle que “cette vague est hivernale, les conditions de circulation sont plus favorables pour le Covid mais aussi pour d’autres virus”.

Mais pour l’instant, a déclaré de son côté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mardi, si la France est “en état d’alerte” sur le plan sanitaire avec la recrudescence des cas de Covid, “aucun confinement n’est prévu aujourd’hui”.

À voir également sur Le HuffPost: Quand Olivier Véran écartait la 3ème dose pour le pass sanitaire

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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