Vaccination: la députée controversée Martine Wonner suscite des remous dans son groupe à l'Assemblée

La députée ex-LaREM Martine Wonner (groupe Libertés et Territoires), le 20 octobre 2020 à l'Assemblée nationale, à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
La députée ex-LaREM Martine Wonner (groupe Libertés et Territoires), le 20 octobre 2020 à l'Assemblée nationale, à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Les propos polémiques de la députée Martine Wonner contre les vaccins ARN ou sur une "dictature" sanitaire provoquent des remous dans son groupe parlementaire Libertés et Territoires. La députée Sylvia Pinel a décidé de se mettre en retrait pour protester.

"Je suis extrêmement choquée par les propos de Martine Wonner sur la crise sanitaire. Je considère dangereux qu'une élue puisse relayer tant de contrevérités", souligne ce mardi Sylvia Pinel auprès de l'AFP.

La députée du Tarn-et-Garonne reste toutefois apparentée à ce groupe composite Libertés et Territoires, dont elle fut l'une des cofondatrices et vice-présidente. "J'espère que mes collègues réagiront et prendront des sanctions contre elle", ajoute Sylvia Pinel, membre du Parti radical de gauche et ancienne ministre du Logement durant le quinquennat de François Hollande.

"Je crois à la science"

"J'ai encore des séquelles du Covid que j'ai contracté en octobre. Si j'avais pu être vaccinée à l'époque, je n'aurais peut-être pas de telles séquelles. Mais ma position n'est pas liée à mon cas personnel. C'est pour les soignants, pour les personnes âgées en Ehpad. Je suis une progressiste, je crois à la science", insiste la députée.

"Dans l'intervention du président Emmanuel Macron lundi soir, autant je suis très réticente quant à ses propos sur le plan économique et social, autant je souscris totalement à son intervention sur la vaccination", ajoute Sylvia Pinel.

Une figure isolée

La députée Martine Wonner, ancienne LaREM, a régulièrement alimenté les polémiques avec ses propos controversés durant la crise sanitaire.

Dans l'hémicycle, elle avait suscité de nombreuses critiques en estimant que le port du masque "ne sert à rien" ou en relayant un protocole anti-Covid contesté par l'Ordre des médecins faute de preuves scientifiques et jugé "dangereux" par le collectif médical "No Fake Med". Lors d'un rassemblement sans masque dans le Finistère, elle avait également qualifié les vaccins à ARN messager "d'espèce de cochonnerie génétiquement modifiée". Lundi soir, après l'intervention d'Emmanuel Macron sur la vaccination obligatoire des soignants et l'extension du pass sanitaire, elle a fustigé un "président en perdition" et a appelé à dire "stop à la dictature".

Article original publié sur BFMTV.com

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