Une vaccination au compte-gouttes : pourquoi la campagne française démarre si lentement

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Une vingtaine de personnes ont été vaccinées en France contre le Covid-19 dimanche, et une dizaine d'autres doivent recevoir l'injection ce lundi. De son côté, le Royaume-Uni en est déjà à 800.000 injections, et les Etats-Unis à plus de deux millions. La lenteur de la campagne française interroge. Plusieurs élus, à l'instar des maires de Nancy, Mathieu Klein, et de Nice, Christian Estrosi ont publiquement pris la parole pour demander une accélération du calendrier, au moins dans leurs régions, très touchées par l'épidémie.

La logistique reste la même pour tous les pays d'Europe qui ont commencé leur campagne de vaccination ce week-end. Il est compliqué de garder les doses du vaccin Pfizer-BioNTech à - 80 degrés dans des supers congélateurs, avant de faire la liaison avec les Ehpad où elles devront être injectées rapidement pour conserver toute leur efficacité. Pour autant, la France est bien équipée, et le circuit d'acheminement a même été testé la semaine dernière à blanc. En vérité, l'une des explications pour ce démarrage prudent est à chercher du côté du consentement.

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"Il ne s'agit pas de braquer la population contre le vaccin"

En effet, la France est le seul pays à recueillir de manière aussi stricte, par écrit ou par oral, le consentement des résidents d'Ehpad avant la vaccination. Ces démarches prennent du temps, surtout quand les résidents sont placés sous tutel...


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